Elle devait être vraiment absorbée par sa lecture pour croire qu’Armando était en train de photographier les tulipes qui sont derrière elle!!
Elle devait être vraiment absorbée par sa lecture pour croire qu’Armando était en train de photographier les tulipes qui sont derrière elle!!
L’écrivain peint par l’artiste Jan Veth serait-il en train de mettre au propre la version finale de ce qu’il a écrit à partir de la toile de la semaine? Affaire à suivre. Demain, même heure, même blogue.
Ça y est, le vert s’est décidé à pointer du nez. Un arbre sur deux est maintenant est recouvert de feuilles vertes. Ah ce vert à profusion… bonheur!
Je les avais vues tant de fois au cinéma que quand je les ai gravies il y a un peu plus d’un quart de siècle pour la première fois je me croyais la vedette d’un film français. Et grâce aux photos de Chantal, je revis la scène en souriant!
Une pile de livres rapportée de la bibliothèque m’attend. Une haute pile dans laquelle certains livres ont pour décor la ville de Lisbonne dont notre ami Armando nous parle avec le regard plein de tendresse de ceux à jamais restés amoureux d’une ville. Des livres qui, je l’espère, me feront un peu rêver, comme le font ces nuages roses qui se sont installés dans le ciel du matin alors que je savoure mon bol de café en écoutant les oiseaux. Quelles douces heures que celles du petit jour. Celles du samedi, en particulier.
*sur une toile de Graciela Genovés
Quand Romain, le petit-fils de Chantal, a su qu’était née une petite Pauline à Reims, il a voulu à sa manière, du haut de ses trois mois, lui souhaiter la bienvenue en lui offrant quelques fleurs ainsi qu’à Agnès et Daniel, ses grands-parents. Demande que Chantal s’est empressée de me faire parvenir. Si bien que Romain est juste à temps pour le premier anniversaire de Pauline : elle a une semaine aujourd’hui!
J’aime ces rencontres improbables du soir qui se réalisent chaque jour entre lectrices et recueil du moment et qui constituent une manière de faire vivre autant les tableaux que les livres. Avec cette notion qu’il n’y a plus d’époque, plus de frontière et plus aucune langue que celle de la poésie. J’aime ces rencontres, comme celle entre la lectrice par William Sommer et l’écrivain Paul Zumthor, et ces vers qu’elle a choisis :
Fruit
de tes lèvres closes
sèches
de baisers morts-nés
Mes fleurs
Gerbe de cheveux dans le vent
Ta voix parmi les cigales
vers moi
vers mes deux mains ouvertes
ma bouche vide de la langue
douceur de mon automne rouge
je ne savais rien avant toi
on avait toujours pris des morceaux de moi
on n’avait jamais entendu ma voix
encore moins été là
je ne savais rien de l’amour avant toi
rien de ce qui guide les pas
rien de cette totale communion
ni rien du sens du mot fusion
je ne savais que les disparitions
je ne savais que l’éphémère
je ne savais que l’amer
je ne savais que la désillusion
je sais maintenant la complicité
je sais maintenant la couleur de l’éternité
tu as tout gommé
pour avec moi tout partager
(décembre 2007)
*toile de Fulvio De Marinis
Chantal, tout somme moi, peut passer des heures à regarder le ciel. Parfois même à l’interroger. Qu’a-t-il bien pu lui raconter ce soir-là?
Exactement ce dont j’avais besoin, parce que je ne trouve pas encore aussi beau ici! Heureusement qu’Armando y a pensé!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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