J’aime ces rencontres improbables du soir qui se réalisent chaque jour entre lectrices et recueil du moment et qui constituent une manière de faire vivre autant les tableaux que les livres. Avec cette notion qu’il n’y a plus d’époque, plus de frontière et plus aucune langue que celle de la poésie. J’aime ces rencontres, comme celle entre la lectrice par William Sommer et l’écrivain Paul Zumthor, et ces vers qu’elle a choisis :
Fruit
de tes lèvres closes
sèches
de baisers morts-nés
Mes fleurs
Gerbe de cheveux dans le vent
Ta voix parmi les cigales
vers moi
vers mes deux mains ouvertes
ma bouche vide de la langue
douceur de mon automne rouge

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