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Ampoules et humeur

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Varier les couleurs des ampoules de nos lampes permettait de modifier non pas seulement l’ambiance, mais aussi nos humeurs. Une ampoule rose nous permettrait de voir la vie en rose, vous l’aurez deviné. Une ampoule verte vous ferait croire en l’avenir : quelques minutes à la fixer et vous vous mettrez à espérer, sans même douter une seconde. Une ampoule dont la couleur tire sur le violet (proche de la teinte des lavandes) vous donnera l’acceng de la Provence, ce qui devrait mettre de bonne humeur tout le monde. Et ainsi de suite. La liste des couleurs et des effets dans le cahier Consommation.

*toile de Lesley Rich

Parce que la vie est trop courte pour être prise au sérieux

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Ce n’est pas jour pour être perplexe, ai-je envie de dire au lecteur du journal peint par Don Reed. Surtout pas! C’est le jour pour se laisser aller à la fantaisie, à la douce folie que nous portons tous en nous et à l’imagination. C’est le samedi des nouvelles débridées, glanées par les journalistes du pays de Lali, des nouvelles dont nous n’avons que le début. Des bribes que ceux et celles qui le voudront, en utilisant leur propre nom ou des pseudonymes non moins loufoques que les nouvelles, pourront commenter, analyser et aromatiser à leur manière. Pour le plaisir et parce que la vie est trop courte pour être prise au sérieux!

Sur les traces de Pessoa 12

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Elle est allée au hasard. La lectrice de Balthus aime bien faire ainsi. Parce que pour elle, il n’y a pas de hasard. Arrive ce qui doit arriver parce qu’on ne choisit pas. Parce qu’on n’hésite pas. Et c’est ainsi que ces vers tirés de Poèmes païens de Pessoa sont venus jusqu’à elle.

Avant nous à travers les mêmes arbres
Le vent soufflait, quand il faisait du vent,
Et les feuilles ne bougeaient pas
D’une autre façon qu’aujourd’hui.

Nous passons. nous nous agitons, en pure perte.
Nous ne faisons pas plus de bruit dans tout ce qui existe
Que les feuilles des arbres
Et le souffle des vents.

Lors par délaissement assidu essayons
De confier tous nos efforts à la Nature
Et de pas vouloir vivre plus fort
Que ne vivent les arbres verts.

Inutiles, les grands airs que nous nous donnons.
À part nous-mêmes, rien de par le vaste monde
Ne salue notre grandeur, rien
N’est enclin à sur nous se régler.

Si sur ce rivage, ici, mes empreintes,
Sur le sable, la mer en trois vagues, trois, les efface,
Qu’en sera-t-il sur la haute plage
Où la mer est le Temps?

De quoi rêver…

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Qui donc a demandé une photo de rêve? Sincèrement, je ne me rappelle plus, mais je savais qu’en demandant à Lilas, j’allais avoir de quoi rêver…

La suggestion du 6 février 2009

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La lectrice d’Emil Pap aurait-elle envie d’échanger son lit pour un banc? Si oui, elle devrait trouver un bel assortiment ici.

J’ai toujours aimé les fleurs

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J’ai toujours aimé les fleurs. Les fleurs sauvages, les fleurs en pots, comme celles photographiées par Chantal, les fleurs des champs, les fleurs des bords de mer et les fleurs de jardin. Les seules que je n’aimais pas étaient celles réunies en bouquets. Particulièrement les roses.

Et puis, je me suis mise à les aimer. C’était encore il y a peu de temps. Simplement parce qu’à 46 ans, on m’en a offertes et que c’était la première fois… D’ailleurs, elles sont toujours là. Intactes. À peine séchées. Empreintes d’amour et toujours aussi rouges.

Exemple à suivre?

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Peut-être devriez-vous suivre l’exemple de l’écrivain peint par Boris Dubrov et tout de suite écrire votre texte sur la toile de dimanche? En effet, demain vous serez bien occupés à autre chose, je crois!

La promenade continue

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Toujours partants pour une promenade? Denise a encore deux ou trois choses à nous faire voir…

De quoi sourire!

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La lectrice de Carolyn Hancock a tout pour être heureuse. Le journal qu’elle vient de parcourir annonce que dans 24 heures exactement débutera la journée des nouvelles débridées au pays de Lali. Il y a de quoi sourire, non?

Sur les traces de Pessoa 11

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Pas une n’échappe à cette tristesse qui n’est pas triste propre aux poètes portugais, aussi présente dans le fado. Pas une. Et surtout pas celle du peintre Vyacheslav Taranov qui a retenu ceci des Poèmes païens de Fernando Pessoa.

Ce matin je suis sorti bien tôt,
Pour m’être réveillé encore plus tôt
Sans avoir la moindre envie de faire quoi que ce soit…

Je ne savais quel chemin prendre
Mais le vent soufflait fort, il balayait dans un seul sens,
Et j’ai suivi le chemin vers où le vent me soufflait dans le dos.

Telle a toujours été ma vie, et
Telle je désire qu’elle soit toujours –
Je vais où le vent m’emporte et je ne me
Sens pas penser.