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Tendresse et douceur

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Lilas sait prendre soin de mes avant-midi. Une fois de plus, elle a préparé un petit moment plein de tendresse et de douceur…

Figée depuis six jours…

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Voilà six jours que la lectrice de Marian van Puyvelde est figée. Depuis la lecture de cette phrase laissée à votre intention pour ce que mots vous inspirent. L’un de vous la sortira-t-il de son état en commentant la phrase de la semaine? Nous le saurons demain à la même heure…

Anecdotes de libraire 38

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Qui penserait à rapporter des fleurs à celui qui les lui a vendues? Qui voudrait se faire rembourser une boîte de chocolats deux ou trois jours après la fête des amoureux? Peu, sinon personne.

Et si je vous disais que les cadeaux livresques de la Saint-Valentin retrouvent parfois le chemin des librairies entre le 15 et le 18 février, seriez-vous surpris? Un peu? Pas vraiment? Il y a là matière à inventer un nouveau slogan, si, si! « Le seul cadeau échangeable ou remboursable si votre Valentin n’était pas au rendez-vous! »

Je suis cynique? À peine, à peine… Ironique, disons…

*toile de Karin Jurick

Vers le printemps

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Tranquillement, nous allons vers le printemps. Mais pour cela, il faut suivre Denise. Elle sait même comment faire fondre la neige à mesure que nous avançons!

Un souffle d’équilibre 5

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Le recueil de Pascale Roche, Un souffle d’équilibre, était là. Sur le coin de la table. Pour le cinquième soir consécutif. Il l’attendait. Et la lectrice de Karl Lilje y a plongé jusqu’à ce qu’elle lise ceci :

Peut-être avant demain
aurai-je perdu le goût des gestes
des passages
ou le regard qui retient la lumière

Je m’arrête à toi
eau blanche entre les bras
parfum de sauge

toi
qui ne sais pas la portée des choses
plus que moi
deux ombres douces
dans le soir remué de cigales

Parce que tant de livres nous attendent

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Accepter de ne pas finir un livre, alors qu’on ne le faisait pas avant. Estimer que les deux premiers chapitres ont suffi pour qu’on n’étire pas davantage sa lecture. Et rendre le livre à sa pile, parce que d’autres attendent.

Accepter que les livres soient comme des musiques qui nous déplaisent dès les premières lignes autant que les secondes ont cet effet dès les premiers accords. Faire la moue comme on la fait face à un plat mal assaisonné. Ne plus traiter les livres autrement, parce qu’ils sont des livres, et accepter qu’ils puissent ne pas être à la hauteur de nos attentes. Et les refermer sans bruit.

Parce que la vie est courte et que tant de livres nous attendent.

*sur une toile de Donna Marsh

Et puis, un jour, tout bascule

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Et puis, un jour, tout bascule. C’était probablement inévitable, mais personne ne le savait encore, autant Philippe qu’Anne, alors qu’en quelques semaines à peine, leur monde n’a plus été le même. La faute incombe-t-elle à Julie qui a tourné la tête à Philippe? Le changement de tracé devait-il arriver parce que Philippe et Anne vivaient côte à côte sans vivre ensemble? Les questions et les doutes ne sont pas arrivées par hasard.

Un lendemain matin, c’est le parcours de cet homme à la quarantaine toute jeune, qui n’est pas dans la vie qu’il voudrait avoir, mais qui ne connaît aucune autre que celle-ci, jusqu’à ce qu’elle bascule, par sa faute, par ses gestes, par son mutisme, par ses fuites et parce qu’il ne sait pas avancer. Il voudrait que sa vie change, mais il ne sait pas provoquer le changement, si bien que la vie se chargera de changer pour lui, peut-être pas de la manière qu’il aurait voulue, mais c’est parfois ainsi quand on attend trop pour bouger. Aussi, quand on ne veut se priver de rien et avoir le meilleur des deux mondes.

Philippe Julliard, le héros de Marc Uyttendaele, malgré ses défauts, a quelque chose d’attendrissant. Tout comme les femmes qui l’entourent. Et on ne peut que s’attacher à lui et le suivre dans ses aventures autant professionnelles que sentimentales.

Un lendemain matin, ce sont tous ces lendemains matins, jour après jour où Philippe Julliard en apprendra un peu plus sur lui et sur la vie. Et où il deviendra de plus en plus humain.

Il vaut mieux lire qu’entendre ça 3

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« Moi, je n’ai jamais lu de livre, c’est rasoir! »

Oui, j’ai bien entendu ça alors qu’en attendant le 18, j’avais sorti un livre, comme je le fais souvent. Et fort probablement que la remarque s’adressait à moi qui étais dans ma bulle, bien loin des préoccupations d’autrui. Mais je n’ai pas relevé la tête, question de mettre un visage sur la la voix de celui qui avait lancé la phrase assez fort pour que tout le monde l’entende. Je n’ai pas relevé la tête pour voir si des regards s’étaient posés sur lui, non plus.

Je suis restée plongée dans mon livre, comme la lectrice de Hsu-Yuan Liu. Parce qu’il vaut mieux lire qu’entendre ça!

Prenez place, c’est l’heure de regarder le ciel!

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Pour la pause, il paraît qu’on va juste s’asseoir et regarder le ciel. À vous de choisir votre siège, Denise en a trouvé deux fort différents!

La suggestion du 16 février 2009

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La lectrice peinte par l’artiste Hisako Hibi aurait-elle un jour rêvé d’aller dans la Bretagne de Gauguin et de Pierre Jakèz-Hélias? Un simple mot comme Arradon, évocateur de souvenirs d’il y a longtemps, m’a emmenée dans des pages qui devraient lui plaire et vous plaire.