Lali

13 février 2011

Un dimanche avec Boris Vian 3

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 2:01

shporchouk-petro-2.jpg

Qu’on en dise du bien ou du mal, quand tout le monde en parle, c’est un succès. (Boris Vian)

*toile de Petro Shporchouk

Un dimanche avec Boris Vian 2

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 1:01

petarlini-domenico.jpg

Quand on ne sait rien, on peut tout de même trouver des choses, avec de l’imagination. (Boris Vian)

*toile de Domenico Petarlini

Un dimanche avec Boris Vian 1

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:01

yakutovych-anton-1.jpg

Quand la lectrice peinte par Anton Yakutovych a su que je préparais un dimanche en compagnie de Boris Vian, elle s’est empressée d’enfiler sa robe rouge et d’inviter tous les lecteurs et lectrices du jour à arborer une touche de rouge. En effet, Boris Vian n’est-il pas l’auteur de L’herbe rouge?

Le ton est donc donné : ce sera le rouge.

Place maintenant à Boris Vian!

12 février 2011

Avec Keats 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

tharkoff-nicolas-alexandrovitch.jpg

Ô toi dont le visage a essuyé le vent d’Hiver,
Dont l’œil a vu les nuages de neige flotter dans les brouillards
Et les cimes noires de l’orme, parmi les étoiles glacées,
À toi le printemps sera époque de moisson.
Ô toi dont le seul livre a été la lumière
Des ténèbres suprêmes dont tu te sustentais
Nuit après nuit quand Phébus était loin,
À toi le Printemps sera triple matin.
Ô que la soif du savoir ne te brûle — je n’en possède aucun,
Et cependant mon chant de lui-même naît avec la chaleur,
Ô que la soif du savoir ne te brûle — je n’en possède aucun,
Et pourtant le soir écoute. Qui s’afflige
À la pensée de l’oisiveté ne saurait être oisif
Et il est en éveil celui qui se croit endormi.

John Keats, Seul dans la splendeur

*choix de la lectrice de Nicolas Alexandrovitch Tharkoff

Souvent je rêve d’une table

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:14

larsson-carl-38.jpg

Souvent je pense à une immense table qui me permettrait de m’étaler, d’ordonner mes piles selon mes priorités ou par thème. Où je pourrais écrire comme lire. Où il y aurait assez de place pour une lampe et des fleurs. Où je passerais mes journées.

Souvent je rêve à une grande table de bois comme il y en avait dans les maisons d’autrefois alors qu’il y avait dix, voire douze personnes autour d’elle. Une table qui posséderait de petits tiroirs dans lesquels je glisserais ces bricoles auxquelles je tiens.

Souvent je rêve d’une table.

*toile de Carl Larsson

Suite demain, même heure, même endroit

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:00

white-april-s.jpg

Quelques mots semblent être écrits. Seront-ils déposés à titre de commentaire sur la 200e toile qui attend les vôtres? Suite demain, même heure, même endroit.

*toile d’April S. White

Dans un même élan

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 6:30

gorban-michael-6.jpg

Et toujours ce ciel. Présent. Au même titre que les mots. Comme si entre eux et lui se tramait une histoire d’amour. Ou que s’engageait une conversation sans fin.

Et toujours ce ciel. Ces mots. Et mes bras qui se tendent vers eux dans un même élan.

*toile de Michael Gorban

11 février 2011

Avec Keats 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

tenre-charles-henry.jpg

Lorsque me vient la peur de pouvoir cesser d’être
Avant que ma plume ait glané mon futile cerveau,
Avant qu’en haute pile les livres, imprimés,
Enserrent, greniers pleins, la récolte bien mûre;
Lorsque sur la face étoilée de la nuit j’aperçois
Les immenses symboles nuageux d’une grande épopée,
Et pense que peut-être je ne vivrai pas assez
Pour en tracer les ombres de la main magique du hasard;
Et puis lorsque je sens, belle créature d’une heure,
Que sur toi mon regard ne se posera plus jamais,
Que jamais plus je ne goûterai au pouvoir féérique
De l’amour sans souci; alors sur le rivage
Du vaste monde, seul je demeure et songe
Le temps qu’Amour et Gloire s’abîment au néant.

John Keats, Seul dans la splendeur

*choix de la lectrice de Charles-Henry Tenré

Ce que mots vous inspirent 339

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

de-zurbaran-francisco-2.jpg

Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. [Henri Cartier-Bresson]

*toile de Francisco de Zurbaran

10 février 2011

Avec Keats 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

johnson-joshua-1.jpg

Sur la mer

D’éternels murmures elle entoure
Les rives désolées, et, de sa houle puissante,
Gorge deux fois dix mille cavernes; jusqu’à l’heure où le charme
D’Hécate les laisse à leur vieux bruit ténébreux.
Souvent d’humeur si douce elle se trouve
Que c’est à peine si le moindre bout de nacre
Bouge des jours durant de là où il vint échouer
La dernière fois que du ciel les vents se sont déchaînés.
Ô vous dont les yeux sont irrités et las
Offrez-leur pour festin la mer immense à parcourir;
Ô vous dont les oreilles sont assourdies d’un vacarme barbare
Ou nourries à l’excès d’une mélodie fade
Asseyez-vous au seuil béant d’une vieille caverne, et rêvez
Jusqu’au sursaut du réveil, comme si le chœur des nymphes de la mer chantait.

John Keats, Seul dans la splendeur

*choix de la lectrice de Joshua Johnson

« Page précédentePage suivante »