Un peintre metteur en scène
Si Jacques Joseph dit James Tissot n’avait pas peint, il aurait dû être metteur en scène. En effet, chacune des lectrices qu’il a peintes donne l’impression qu’il s’agit là du résultat d’une histoire qui s’est tramée avant le tableau final.
Qu’elle regarde droit devant elle, séductrice; qu’elle joue les rêveuses faussement endormies; qu’elle s’amuse à la lecture d’un jeu de mots sous un chapeau démesuré; qu’elle ait posé derrière elle les livres; qu’elle se soit tout bonnement évanouie d’émotion à la lecture d’une phrase fatidique, toutes racontent une histoire différente. Toutes ont un côté dramatique propre au théâtre. Il fallait un peintre/metteur en scène pour ces actrices/lectrices.