Tout pouvait attendre, les livres posés là, les lettres à décacheter, les messages à lire. Oui, tout pouvait attendre. Il fallait d’abord que j’ouvre grand la fenêtre, que je laisse monter jusqu’à moi les cris et les rires des enfants, que je me délecte de leurs remarques. Plaisir d’un automne débutant qui a encore des airs du mois d’août.
Puis, cette remarque : « On est dans la merde… » Une fois, deux fois, trois fois. Je suis allée jeter un œil. C’était vrai. Le ballon n’était plus au sol, mais perché sur la plus haute branche d’un sapin.
Le jeu s’est arrêté. Les enfants sont rentrés, il commençait à faire noir.
J’ai examiné courrier et messages. Et tandis que le café doucement coulait, j’ai examiné ma pile de livres. Ça pouvait attendre. J’écoutais le silence.
*toile de Kellam Brown

4 réponses
Tu sais offrir une ambiance, tu sais faire presque toucher du doigt ces petits grains qui flottent dans le silence .
Merci Lali
Moi, j’ai l’impression d’y être et de sentir presque la bonne odeur du café…
Bonne journée Lali !
Les livres qui pouvaient attendre Lali? Ah çà alors! J’en reviens pas! lol
Eh oui… dis-moi comment tu as démerdé les gosses… le ballon, le ballon, le ballon… eh oui Chantal, les livres peuvent attendre… le ballon, le ballon, le ballon… le ballon, le ballon, le ballon… le ballon, le ballon, le ballon… le ballon, le ballon, le ballon…