Je tremble toujours de n’avoir écrit qu’un soupir, quand je crois avoir noté une vérité. (Stendhal)
Et probablement que Stendhal n’est pas le seul à avoir eu ce sentiment. Peut-être, même, est-il celui de quiconque ose écrire, aligner des mots dans le but de dire quelque chose qui n’ait jamais été dit, d’exprimer ce qui l’anime. Du moins est-il le mien quand je me bute à mes balbutiements.
Mais avouons-le, nous écrivons davantage de soupirs que nous ne notons de vérités. Tout simplement parce qu’il faut de nombreux soupirs pour atteindre la moindre parcelle de vérité.
Boileau n’a-t-il pas écrit pour sa part « Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage »?
*toile de Mario Sergio Montacuto
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