Ses yeux se sont fermés sur une image. Elle a peut-être surgi d’une phrase lue. Peut-être pas. La lectrice d’Edgar Yaeger est une rêveuse.
Elle n’est pas seule à rêver. Je me retrouve beaucoup en elle. Il me semble même parfois que rêver est ce que je sais faire de mieux.
Je crois même qu’un jour j’ai rêvé la tête posée sur une épaule. Ou alors ai-je rêvé que je rêvais la tête posée sur une épaule.
Je sais seulement que je rêve de ma tête posée sur cette épaule.

3 réponses
Ton texte me parle d’une très belle chanson de Véronique Sanson …
« Je l’ai regardée sourire
Elle m’a parlé de sa vie
Maintenant je peux m’endormir
Une nuit sur son épaule, une nuit sur son épaule
Je le veux calme et tranquille
Je le veux tout simplement
Je voudrais qu’il s’abandonne
Une nuit sur mon épaule, une nuit sur mon épaule
Je lui dédie mes sourires
Et même tous mes éclats de voix
Elle me donne sans me le dire
La violence de son regard
Et voilà, tout simplement
Oh je l’aime
Mais quand je lui joue du piano
Ses cheveux caressent mon dos
Je lui donnerais ma musique
Une nuit sur son épaule, une nuit sur son épaule »
… qui remplit ma tête et m’obséde.
« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns ».
(Jacques Brel)
Zef, cette chanson m’obsède aussi… régulièrement, depuis longtemps, depuis toujours…