La lectrice du peintre Johann Heinrich Wilhelm Tischbein n’a lu que quelques poèmes du recueil de Rilke. Sans cesse, elle revenait à celui-ci :
La passante d’été
Vois-tu venir sur le chemin la lente, l’heureuse,
celle que l’on envie, la promeneuse?
Au tournant de la route il faudrait qu’elle soit
saluée par de beaux messieurs d’autrefois.
Sous son ombrelle, avec une grâce passive,
elle exploite la tendre alternative :
s’effaçant un instant à la trop brusque lumière,
elle ramène l’ombre dont elle s’éclaire.

3 réponses
La lecture idéale !
Toujours aussi beaux le mots de Rilke!
la lectrice est plongée dans sa lecture , c’est beau a regarder ! EB.