On les voudrait toujours justes. À la mesure du message qu’ils portent. Exacts et précis.
C’est pourquoi on prend tant de temps à les choisir, à écarter l’un au profit de l’autre, à douter de celui-là, à privilégier celui qui nous était venu en premier. Or, face à eux, nous devenons maladresse et doute. Comme s’ils devenaient insaisissables ou étrangers.
Ils nous ont si souvent leurrés. Certains les ont détournés pour pouvoir en faire des armes, alors que pour toute réponse nous n’avions qu’un L de plus qu’eux. Mais que valent des (l)armes devant les armes que sont les mots dans la bouche de ceux qui les brandissent?
*sur une toile de Martin Schnur

5 réponses
ça c’est vrai les mots sont des armes redoutables…l’autre jour une fille m’a jeté un « i » à la figure, pour peu il m’aurait pris l’œil… les gens sont d’une agressivité.
Chanceux Armando! Moi c’est une H qu’on m’a lancée!
Les mots qui viennent du coeur ne devraient pas provoquer les larmes… et pourtant, si le coeur souffre, les mots peuvent trahir la pensée et devenir des armes… Faut-il alors les écrire, les dire ou les taire? Mots ou silence peuvent être tour à tour armes et larmes..
Tiens, Chantal a le cœur ventriloque. C’est noté.
« On ne retient presque rien sans le secours des mots, et les mots ne suffisent presque jamais pour rendre précisément ce que l’on sent. »
Denis Diderot