Le temps s’arrête parfois le temps d’un poème. Plus rien ne compte que ces quelques lignes venues d’un livre laissé là sur une table. C’est ce qui est arrivé à la lectrice d’Alexander Passmoore quand elle a ouvert le recueil de Rina Lasnier et lu ces mots :
Tes yeux de jour
Comme le soleil qui n’a rien soupesé
Comme le soleil qui a tout regardé
Sur mon regard, ton regard a régné sans peine
Comme l’eau liée par l’or le plus simple.
Tous tes regards de jour sur moi jetés
je n,en ai fait ni niege ni poussière
Mais la preuve de l’or le plus vierge
Quand éclatera la pierre d’éternité.
Je cherche la passe de tes yeux ouverts
Je cherche le gué étroit de ta lumière,
Toute la mer rouge du sang à traverser
Pour le pays de ta présence reculée.
Comme le jour allumé sur un bûcher bas
Comme le jour tué sur un autre bûcher
Nos yeux ouverts avivent des dons séparés
Lambeaux de flammes que nous ne touchons pas…

Une réponse
Je lis et relis tous les poèmes de Rina Lasnier et tous me touchent le coeur. Ils sont merveilleux.