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Les mots de Francis D. 15

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C’est toujours d’un bonheur incomparable dont il s’agit quand, au détour d’une page, les mots qu’on n’espérait pas trouver, s’étalent, prennent toute la place. C’est ce bonheur qui a frappé la lectrice de Pamela Papas de plein fouet. Le bonheur né des vers de Francis Dannemark dans La grande course.

Pour répondre à une question

Si tu devais t’en aller,
j’irais poser ma pâle figure sur le clocher
et y ferais fondre de mes larmes le coq
et toute la basse-cour des anges.
J’attraperais la fièvre annamite,
kidnapperais hagard douze dames obèses
et les nourrirais exclusivement d’escargots albinos.
Je raconterais à mes chiens fous des fables tristes,
Je remplirais de paille et de poussière
mes épaules, mes poches et mes mains vieilles.

Si tu devais t’en aller,
je ne saurais plus jamais rien de l’enfance,
je dormirais les bras en croix sans fermer l’œil,
ferais de loin l’amour à des femmes aveugles
et ne leur dirais rien qui vaille.

Je m’appellerais caillou, rocher,
je laisserais le temps m’user cruellement.
Puis j’irais, n’importe où,
te rechercher
.

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