La dernière phrase lue, la lectrice peinte par Isaac Israëls s’est endormie. Paisible. J’ai fait de mon mieux pour ne pas la réveiller. Il me fallait moi aussi lire l’extrait d’Épeler le jour.
Nous avons épelé l’amour en toutes petites lettres d’une langue inventée. Les mouettes le savent. La mer le sait.
Il était une fois. Ainsi la nuit te bordait
et m’enroulait dans tes yeux pour trouver
la lumière. Je marche sans mémoire.

Une réponse
Splendide extrait « d’Epeler le jour ». Merci Lali de nous en faire part aussi.
La toile d’Isaac Israëls est absolument magnifique.