Le livre dont elle attend tout
Certaines se précipitent chez elle parce qu’un homme, un enfant ou les deux les attendent. D’autres, parce qu’elles ont programmé une soirée télé. D’autres, parce qu’il leur faut promener le chien.
Et il y a les autres. Celles qui vivent seules, sans homme, sans enfant, sans chien et qui n’allument jamais la télé. Et il y a les autres, comme la lectrice d’Arbit
Blatas, que personne n’attend, mais qui se précipite tout de même chez elle, pour la bonne raison que, justement, personne ne l’attend, que nul n’attend rien d’elle non plus et qu’elle attend ce moment où elle va s’asseoir et lire le livre dont elle attend tout.
Et il y en a d’autres qui sont impatients que la lectrice rentre chez elle pour avoir de ses nouvelles, ou plus simplement pour lui souhaiter la bonne nuit…
Jean-Marc.
Commentaire by Jean-Marc — 17 mars 2007 @ 14:23