Commentaires récents
Admin:
Archives:
avril 2026
D L M M J V S
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  
Le lecteur et la Lune

farrugio-remo.gif

Le lecteur de Remo Michael Farruggio a laissé là le livre. Peut-être avait-il à causer avec la Lune : on dit souvent qu’elle est bonne conseillère. Mais l’est-elle vraiment ou est-ce encore une de ces choses qu’on raconte sans savoir?

Il veut croire qu’elle l’éclairera autrement que par la lumière qu’elle dégage. Il veut croire qu’elle saura le guider. Et probablement qu’il faut cette foi pour que la Lune – au même titre que la nuit – porte conseil.

3 réponses

  1. « La lune brille pour toi »

    Fermes les yeux
    Et laisses les étoiles
    S’accrocher à tes doigts
    Comme des papillons, mon amour
    La nuit est belle
    Approches-toi de moi
    Ouvres tes ailes
    La lune est telle un ange
    Veille sur toi
    Si tu as peur d’apprendre à voler
    Les battements de mon coeur
    Disent je suis tout près
    J’ai demandé un ciel parfait
    Pour que tu puisses enfin rêver
    Fermes les yeux
    La nuit sera ton amie
    Sens comme le vent
    Caresse ton visage
    Gageons que le temps
    Ne soit juste qu’un mirage
    La nuit est belle
    Approches-toi de moi
    On ne voit plus qu’elle
    La lune, mon amour
    Brille pour toi
    Fermes les yeux
    Et laisses les étoiles
    Briller de tout leurs feux
    Comme d’immenses soleils, mon amour
    La nuit est belle
    Approches-toi de moi
    Ouvres grand tes ailes
    C’est toi, mon amour
    Qui brille pour moi
    C’est toi mon amour
    Qui brille pour moi.

    Vanessa Paradis

  2. LA LUNE BLANCHE

    La lune blanche

    Luit dans les bois;

    De chaque branche

    Part une voix

    Sous la ramée…

    O bien aimée.

    L’étang reflète

    Profond miroir,

    La silhouette

    Du saule noir

    Où le vent pleure…

    Rêvons, c’est l’heure.

    Un vaste et tendre

    Apaisement

    Semble descendre

    Du firmament

    Que l’astre irise…

    C’est l’heure exquise.

    Paul Verlaine

  3. Du tréfonds de ma mémoire…remontent les souvenirs d’une écolière….

    Ballade à la Lune

    C’était, dans la nuit brune,
    Sur le clocher jauni,
    La lune
    Comme un point sur un i.

    Lune, quel esprit sombre
    Promène au bout d’un fil,
    Dans l’ombre,
    Ta face et ton profil ?

    Es-tu l’œil du ciel borgne ?
    Quel chérubin cafard
    Nous lorgne
    Sous ton masque blafard ?

    N’es-tu rien qu’une boule,
    Qu’un grand faucheux bien gras
    Qui roule
    Sans pattes et sans bras ?

    Es-tu, je t’en soupçonne,
    Le vieux cadran de fer
    Qui sonne
    L’heure aux damnés d’enfer ?

    Sur ton front qui voyage,
    Ce soir ont-ils compté
    Quel âge
    A leur éternité ?

    Est-ce un ver qui te ronge
    Quand ton disque noirci
    S’allonge
    En croissant rétréci ?

    Qui t’avait éborgnée,
    L’autre nuit ? T’étais-tu
    Cognée
    A quelque arbre pointu ?

    Car tu vins, pâle et morne,
    Coller sur mes carreaux
    Ta corne
    A travers les barreaux.

    Va, lune moribonde,
    Le beau corps de Phébé
    La blonde
    Dans la mer est tombé.

    Tu n’en es que la face
    Et déjà, tout ridé,
    S’efface
    Ton front dépossédé…

    Lune, en notre mémoire,
    De tes belles amours
    L’histoire
    T’embellira toujours

    Et toujours rajeunie,
    Tu seras du passant
    Bénie,
    Pleine lune ou croissant.

    T’aimera le pilote,
    Dans son grand bâtiment
    Qui flotte
    Sous le clair firmament.

    Et la fillette preste
    Qui passe le buisson,
    Pied leste,
    En chantant sa chanson…

    Et qu’il vente ou qu’il neige,
    Moi-même, chaque soir,
    Que fais-je
    Venant ici m’asseoir ?

    Je viens voir à la brune,
    Sur le clocher jauni,
    La lune
    Comme un point sur un i.

    Alfred de Musset

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *