Il a plié le journal et l’a déposé sur la petite table. Comme certains soirs où il a envie de se brancher à nouveau sur le monde, et plus précisément sur l’actualité. Et comme chaque fois qu’il a fini de lire en diagonale certaines rubriques, de lire avec plus d’application certains articles, il abandonne le journal. Insatisfait. Trop peu, toujours trop peu de renseignements et aucun article de fond comme autrefois. Le lecteur de Wyndham Lewis éprouve une certaine nostalgie pour cette époque où le mot scoop ne faisait pas la loi, où il apprenait quelque chose à parcourir page après page le journal quotidien. Mais tout cela n’est plus. Et les yeux clos, le lecteur se laisse bercer par ses souvenirs.
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