Je l’ai regardée longuement. La petite lectrice d’Ardith Starostka parlait à sa poupée. Elle lui murmurait ces vers de Maurice Carême de mon enfance :
La poupée malade
Je sais enfin pourquoi
Ma poupée est malade
Chaque nuit, en cachette,
Elle fait sa toilette
Et court au bal masqué
Où les pierrots poudrés
Et les polichinelles
Ne dansent qu’avec elle,
C’est un chat du quartier
Qui me l’a raconté.
Et moi qui la soignais
Au thé de serpolet!
« Très bien, mademoiselle,
Avec une ficelle
Je vous lierai, la nuit
Au pied de votre lit! »

3 réponses
C’est absolument ravissant !
Doux souvenir ! Je possède encore le cahier où est recopiée, en belle écriture cursive, encre violette d’alors, avec un porte-plume (mais, qu’est-ce que c’est ?!) par une petite fille qui aimait déjà les mots, cette petite poésie. Il y a même pour l’illustrer un découpage collé d’une poupée en robe rouge!
Merci Lali!
et le tableau est aussi ravissant que le poème je trouve…ah peinture et poésie, çà va si bien ensemble.