Et puis, un matin on se lève. On sait que bientôt la chaise inoccupée ne le sera plus. On sait que quelqu’un prendra place. On sait que ça ne tardera plus, parce qu’on a le ventre qui se noue et les yeux qui brillent. Le reste, on peut facilement le deviner. Même de dos, on ne peut que voir le sourire de la lectrice de Jan Rauchwerger.

2 réponses
Comme cette lectrice semble bien heureuse et calme,sereine..tout est prêt..
un joli bouquet sur la table,même les papillons semblent heureux et dansent autour des fleurs,en attendant eux aussi…ce grand moment !
je crois même entendre une douce musique..non? vous n’entendez pas vous aussi..??
Cela se passe à Tel Aviv ou à Jaffa, là où vit le peintre, peut-être à côté de chez ma cousine bien aimée, en tout cas cela traverse le siècle, de Bonnard parti en 1947 à Rauchwerger venu au monde en 1942. Ainsi se perpétuent lumière et couleur jusqu’à nous, dans un éblouissement, par delà les déchirures de l’humain.