Je trépignais d’impatience de voir arriver Fabien à la gare de Charleroi. C’était il y a un an. Un an jour pour jour. Et je souris en revoyant la scène, car dès la minute où il a été là, l’impatience m’a quittée. Le reste de la journée n’a été que lenteur, paysages et amitié. Le temps n’avait plus cours. C’était notre journée à nous, juste à nous, dans ce périple belge qui m’alimente depuis.
La seule destination au programme de cette longue promenade à travers la Belgique était Redu. Of course. Parce que les livres, les auteurs et la poésie avaient entretenu notre amitié depuis des mois. Elle devait conséquemment nous mener au village du livre, nous voir flâner côte à côte d’une librairie à l’autre.
Ce jour-là, devant les étals de livres, entre deux rayons surchargés, au hasard de tables grossièrement dressées et elles aussi surchargées, j’ai vu s’allumer dans le regard de Fabien la passion des livres qui me suit depuis toujours. Et pour ça, je sais que plus jamais je ne serai seule. Il y a quelque part quelqu’un qui, au contact des livres, en les feuilletant, en les examinant, sait comme moi les caresser et les aimer.
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