Est-ce le thé ou ce qu’elle vient de lire qui rend la lectrice de Morgan Weistling aussi songeuse? Ou le mélange des deux à la tombée de la nuit? Aurait-elle lu un de ces passages qui troublent au point qu’elle se soit identifiée à l’héroïne? Ou alors était-elle avant dans cet état?
On sait – on sent? – seulement qu’elle semble avoir oublié le livre et le thé. On sait seulement que son regard s’est fixé sur un objet qui évoque un souvenir ou sur un souvenir venu se poser là entre les nuages.

Une réponse
Ils viennent de prendre le thé ensemble et son bien-aimé lui a dit, continue ta lecture ma chérie, je reviens dans un instant. La lectrice a bien entendu ce qu’il lui disait mais son esprit était déjà à l’été dernier lorsqu’ils couraient tous les deux dans les champs tellement heureux et cela n’a pas changé. Elle sait qu’il reviendra avec des fleurs des champs, ses préférées et quelques fruits ramassés au passage. Ce n’est que du bonheur, se dit-elle !