Lali

4 janvier 2026

En vos mots 976

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Pour le premier En vos mots de 2026, j’ai choisi cette scène livresque bien colorée de l’illustrateur italien Paolo Beghini, en espérant qu’elle vous inspirera. Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous donne amplement le temps de lire les textes déposés sur l’illustration de dimanche dernier, de les commenter si vous le souhaitez, et d’écrire un court texte afin de donner vie à cette illustration. C’est avec plaisir que nous vous lirons.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.

2 Comments »

  1. Je peux honnêtement dire que les livres m’ont fait grandir. Et qu’ils m’ont apporté l’équilibre.
    Ils m’ont appris à me tenir droite. Grâce à eux j’ai conçu l’unité dans la diversité. Je me suis alignée. Ils ont formé en moi comme un pilier de sagesse. Une colonne de sagacité.
    Ils m’ont permis de découvrir le monde. Et de m’en faire ma propre représentation.
    J’ai failli crouler parfois sous le poids des révélations, des émotions, des questionnements, véhiculés par leurs contenus multiples et diversifiés.
    Mais sur la balance ils m’ont avant tout aidée. Consolée. Ils ont aiguisé ma sensibilité, mon sens critique et celui du discernement. Ils ont attisé mon imagination créatrice d’une manière insoupçonnable et insoupçonnée.
    C’est pourquoi je suis devenue libraire. Grâce à mon métier, je réceptionne chaque jour ou presque, et pour ma plus grande joie, des tas de bouquins d’une immense variété. Parfois je me sens un peu débordée. Mais pour rien au monde je ne regrette le choix qui m’y a poussée.
    Echanger avec les lecteurs et les lectrices qui fréquentent ma librairie m’oblige à me poser. Et à poser aussi quelque peu les livres qui m’emplissent les bras et me tiennent les mains, vu que je les transporte sans cesse pour les sortir de leurs emballages et les mettre en valeur sur les tables, dans les vitrines, et jusque sur le comptoir.
    Quoiqu’il ne soit pas rare que quelqu’un me parle quand je me tiens derrière ledit comptoir, et que je lui réponde sans avoir aucune vue sur mon interlocuteur ( et vice versa), ma tête n’émergeant qu’à peine de la pile énorme que je viens de recevoir.

    Commentaire by anémone — 5 janvier 2026 @ 14:03

  2. Certaines nuits, il me semble entendre l’encre sèche de mes silences me murmurer les mots des poètes dont j’oublie si souvent le nom mais pas les mots.

    Il paraît qu’un accord mystérieux que jouait David plaisait à Dieu…

    Et me voilà à Montréal. Le cœur hésitant. Rue Napoléon ou rue Crescent?… Les deux. D’ailleurs il est partout où je me déplace. Du parc du Portugal au cimetière juif Shaar Hashomayim, où je l’ai trouvé bien seul, un matin d’automne. Faut dire que je n’ai jamais compris les détours de l’indifférence du monde.

    Montréal. Le dire à des parfums d’un feuillet d’un poème égaré dans le temps. Je m’attarde carrée St. Louis qui respire paisiblement le parfum des quatre saisons.

    Ah! comme la neige a neigé!… Le poète a toujours un air triste. A-t-il connu un jour le bonheur d’être en paix?

    Les craquements de mes pas me ramènent au présent qui s’enfuit à chaque seconde. Les écureuils s’amusent. Les chiens se promènent. La maison bleue retient mon regard. La carte postale matinale est si belle. Et j’y suis. Pour quelques instants encore. Monique serait née dans le coin. Quelque part.

    J’entends la voix de Distel : Si on pouvait arrêter le temps… je pense à maman. Elle qui était si inquiète de ne plus pouvoir l’écouter. Une si tendre histoire.

    Peut-être qu’un jour, la fille aux mille bouquins trouvera les mots simples et tendres qu’il faudrait pour la raconter. À moins qu’elle les garde dans le coffret précieux de ses souvenirs. Il y a des souvenirs qui n’appartiennent qu’à ceux qui les ont vécus.

    Un jour sûrement, je trouverai les mots pour lui dire que si elle était née ma sœur de chair et de sang… mais non. Elle me dirait que j’ai si souvent parlé à mes silences qu’on ne sait plus lequel de nous ment à l’autre. C’est peut-être vrai.

    Montréal. Noël. Maman. Monique. La fille aux mille bouquins… Tout ça…

    Et la fête est finie, l’amour avec vous, c’était bien, un peu de tendresse, un peu de folie, presque rien…

    Commentaire by Armando — 11 janvier 2026 @ 0:36

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