Lali

11 juillet 2021

En vos mots 744

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Qui dit dimanche dit En vos mots au pays de Lali. Il est donc temps, puisque je viens à l’instant de valider les textes que vous avez déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, de vous proposer autre chose.

C’est sur une scène estivale signée Hélène Béland que mon choix s’est arrêté, en espérant que ce tableau saura vous inspirer.

Comme vos textes ne seront pas validés avant dimanche prochain, vous avez amplement le temps d’écrire quelques lignes afin de faire vivre cette scène à votre façon, non?

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

3 commentaires »

  1. Décidément, se dit-elle, faudra se résoudre à mettre des lunettes…

    Comment by Adrienne — 11 juillet 2021 @ 10:34

  2. Personne n’a jamais su son nom ni d’où elle venait. Les excités de la parole vide prétendaient qu’elle venait, à coup sûr, d’un pays du Nord. Selon eux, elle en avait l’allure. Danoise peut-être. Ou alors Hollandaise, sans aucun doute. Ou Belge. Quelque chose comme ça.

    Personne ne savait strictement rien de rien. Les gens adorent nourrir leur ignorance de commérages et mensonges. C’est leur manière de se sentir visibles aux yeux des autres.

    Tout ce qu’on savait, c’est qu’elle faisait ses courses dans une grande surface et que, pour tout mot elle offrait, au moment de payer, un sourire timide à la caissière. Pas un bonjour ni un au revoir. Juste un sourire, aussi timide qu’un doux nuage au cœur de l’été.

    La seule vérité qu’on savait d’elle est qu’elle s’installait, dès le matin, sur un coin solitaire de la plage. Puis elle lisait. S’arrêtant parfois quelques instants, le temps de scruter l’horizon, comme si elle attendait quelqu’un.

    Vers midi, elle disparaissait. Pour ne revenir qu’à la tombée du jour. Toujours seule. Énigmatique. Sereine. Sans mots.

    J’étais persuadé qu’elle se rendait bien compte que les gens chuchutaient des mots à son propos. Mais rien ne semblait déranger sa solitude.

    Puis, un soir, à l’heure où le soleil chatouille l’écume des vagues, je l’ai vue dessiner sur le sable, avant de s’en aller. Pour ne plus revenir.

    J’ai découvert ainsi, avec émerveillement, les mots de Jean-Michel Wyl : « écrire liberté sur le bord d’une plage, c’est déjà avoir la liberté de l’écrire. Même si la mer efface ce mot, la liberté demeure. »

    Comment by Armando — 13 juillet 2021 @ 2:40

  3. Lire sur la plage,
    Respirer l’air marin,
    Parmi les coquillages,
    Sans penser à demain.

    Lire sur le sable
    Et se laisser bercer
    Par les remous des vagues
    Sans penser au passé.

    Lire face à la mer
    Un très joli roman,
    Respirer le bon air,
    Savourer le présent.

    Comment by anémone — 14 juillet 2021 @ 16:31

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