Lali

6 juin 2021

En vos mots 739

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Alors que je viens à l’instant de valider les commentaires déposés sur la toile de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire et même à commenter, il est temps de vous proposer autre chose.

C’est sur un tableau du peintre néerlandais Jan Sluijters que mon choix s’est arrêté, lequel met à l’honneur Jan, Rob et Liesje, ses enfants. Il est donc à vous pour une semaine, car aucun commentaires ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc amplement le temps de vous pencher sur cette scène et d’écrire quelques lignes.

D’ici là, bonne semaine et profitez bien des beaux jours!

2 commentaires »

  1. Avant moi, il y avait lui. Le préféré. Celui qui avait les premiers jouets. Qu’il ne partageait jamais. Après moi, il y avait-elle. Silencieuse et triste. Qui me regardait avec son air de ne pas comprendre ce qu’elle était venue faire dans ce monde.
    Et puis, il y avait moi. Un volcan en sommeil. Brûlant d’un feu intérieur. La colère.
    Le préféré est parti vivre, comme un prince, chez grand-père. Un vrai con. Enfin, deux vrais cons.
    La silencieuse est partie chez les sœurs. Pas très bonnes. Sans comprendre pourquoi elle devait lâcher ma main.
    Et puis, moi. L’orphelinat m’attendait. Les longs couloirs froids. La nuit. Et le corps qui doit être puni à coups de ceinture pour les fautes de l’esprit. Ah les fils d’une salope. Ils ne m’ont pas raté. Il paraît qu’on dresse les enfants comme des bêtes. Jusqu’à l’obéissance. Ou la peur. On les dresse, quoi.
    Et le temps qui passe. Le volcan qui gronde. En silence. Je vous hais jusqu’à la fin de mes jours. Dans mes prière et à chaque battement de mon cœur.
    Le préféré est parti. Rongé par l’alcool et la drogue. Une nuit où je ne pensais plus à lui. Depuis longtemps.
    La silencieuse s’est volatilisée quelque part. Seuls quelques mensonges épars parlent encore de son souvenir. Mais au fond, personne ne sait où elle est. Je crois que seul le silence sait. Mais le silence sait se taire.
    Et puis, il y a moi. Le volcan qui regarde la lune en rêvant d’étoiles. En me demandant inlassablement pourquoi je n’ai jamais eu de frère.

    Comment by Armando Ribeiro — 6 juin 2021 @ 23:09

  2. Elle avait deux frères,
    Ce n’était pas facile.
    Quoi qu’elle put bien faire,
    Elle marchait sur un fil.

    L’aîné était sévère,
    Le second hypocrite.
    C’était un vrai calvaire
    D’être fille, et petite.

    Ils étaient très différents
    Et cependant s’entendaient
    A se la jouer tyrans
    Pour venir la tourmenter.

    Elle n’osait se plaindre
    Des traitements endurés,
    Heureusement, à étreindre,
    Il lui restait sa poupée.

    Comment by anémone — 11 juin 2021 @ 16:31

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire