En vos mots 502
Nous n’avons pas toujours été tassés comme des sardines à bord des avions, comme le prouve cette illustration signée Harold N. Anderson. Il y avait de la place pour les jambes et même une petite tablette pour déposer ses effets personnels. Je suppose même qu’on pouvait y lire agréablement, ce que semblait faire cette maman avant le passage de l’hôtesse. Ça fait rêver, non?
À vous de nous raconter la suite, ou pas, de nous faire part d’un voyage en avion, ou de ce que scène vous aura inspiré d’ici dimanche prochain, alors que je validerai d’un coup tous les textes reçus d’ici là.
Sur ce, bon dimanche et bonne semaine à tous!

A une époque où l’on offrait dans les avions
De meilleures collations
Qu’aujourd’hui,
On mettait peut-être plus de temps,
Mais on était mieux servi.
Pas de contrôles intempestifs.
Pas de voisin gênant.
Mais chaque ère a ses avantages.
Je ne veux pas être passéiste.
Chaque décennie a ses travers,
Chaque nouveau siècle a ses perspectives.
Notre ère remet en question, interroge, connecte.
Porte en elle ses manques, ses douleurs, ses doutes,
Mais aussi ses charmes, et ses bénéfices.
Commentaire by Anémone — 20 novembre 2016 @ 17:09
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Quelques mégots ramassés sur le quai.
Assis sur un des bancs de ce même quai, il commence la délicate opération de dépiauter ce petit magot.
Puis délicatement l’étal sur une feuille de papier cigarette et avec dextérité malgré mains tremblantes, roule ce qui s’appelle une cigarette.
Pose son obole, une vieille soucoupe ébréchée à côté de ses pieds, avec à coté un moreau de carton écrit :
« A votre bon cœur Messieurs Dames».
Sort une vielle boite d’allumettes et après plusieurs frottis, une flamme, allume cette cigarette et le voila transporté hors de ce monde, sur d’autres quai, d’autres gares.
Assis sur ce banc où il a passé tant d’heures, de jours, d’années.
Un bout d’Eternité en une bouffée de tabac
Les gouttes commencent à tomber.
D’abord éparses, puis de plus en plus denses.
Les premières forment de petites taches sur le bitume du quai de la gare.
Les taches se resserrent tout doucement.
Au bout de plusieurs minutes tout le quai est de la même couleur.
Couleur de la première tache de pluie, première goutte de larme.
Il ne s’en aperçoit pas, occupé à contempler les volutes de fumée de cette cigarette s’enroulant dans les miettes de sa vie.
Si ces drames, ces tragédies envoyés par la fatalité, cette adversité s’agrippant à son destin qui était pourtant si beau, pouvaient s’envoler comme cela en volutes, se dissoudre, s’évanouir.
Comme il aurait voulu s’enrouler, se pelotonner en ces volutes, simplement devenir l’une de ces volutes.
Echapper à ce Monde qui le piégeait le bouffait.
Les gouttes d’eau tombent drues à présent.
De l’intérieur de la gare les gens le regardent un peu étonnés.
« Quand il pleut, on se met à l’abri ! »
« Oh ma petite Dame! Il y a toujours des gens bizarres en ce bas Monde !»
Si seulement il s’était mis à l’abri du drame, ce jour fatidique.
Il ne serait pas là des années plus tard à vouloir s’enfuir de cette vie.
Penser partir comme cette fumée.
S’évanouir, se dissoudre tout comme elle.
Les trains eux, changent simplement de lieux, mais pas d’Univers.
Où que soit ce Lieu, c’est toujours quelque par au plus profond de lui-même.
Au bout de la ligne il y a toujours une gare.
Un quai…
Et puis…
Lui.
Toujours et toujours…
Cette idée obsédante qui le suit, l’assaille où qu’il soit.
De gare en gare, de quai en quai, de goutte en goutte de cigarette en cigarette.
Ne plus penser serait la bonne solution.
Dans le Néant, est-ce que l’on pense encore ?
Un vacarme épouvantable.
Tout tremble.
C’est un expresse qui à toute allure vient de passer, traverser son Néant.
Dans le Néant des trains passent, des trains pleins de ces Pensées absurdes, obsédantes.
Ces Pensées sont des trains à elles seules, qui le traversent à vie dans un vacarme épouvantable.
Tout tremble dans sa tête.
Sa tête va exploser.
Si cela pouvait être.
Peut-être que ces Pensées disparaîtraient, se volatiliseraient?
Il redeviendrait lui-même, celui qu’il était un jour, sur un quai de la gare de son bonheur.
Il attendait son amour et le petit.
Et puis….
Pierre.
Commentaire by 10Douze27 — 21 novembre 2016 @ 9:58
Là-haut dans les nuages
Tout nous semble si fragile
Le temps a perdu son âge
On est suspendu par un fil
La terre paraît si paisible
On dirait que tout va bien
Et le ciel si inaccessible
Semble à portée de nos mains
On pense à des choses oubliées
À ces amis qui ne sont plus
Aux pages blanches du passé
Remplies d’années perdus
Là-haut dans les nuages
Je pense à toi et tout va bien
Et en attendant le grand voyage
Je rêve de plages au sable fin
Commentaire by Armando — 27 novembre 2016 @ 1:02
Destination carte postale au sable fin
Point perdu sur une mappemonde
Aux couleurs du continent africain
Là où les minutes effacent les secondes
Et dire que les seules ailes sur lesquelles j’ai voyagé
Je les ai dessinées sur une page blanche
Au milieu des nuages d’un ciel d’été
Dans mes beaux habits du dimanche
Je ne sais pas si c’est un rêve encore
Ni ce qui m’attend au bout du chemin
Le ciel me semble si paisible dehors
Destination carte postale au sable fin
Commentaire by Armando — 27 novembre 2016 @ 5:36