Qui dit dimanche au pays de Lali dit En vos mots, cette catégorie qui vous appartient et que vous animez depuis plus de neuf ans, inlassablement, semaine après semaine.
Que vous inspirera la lectrice à la fenêtre, peinte par Albert Marquet? Un poème? Une courte nouvelle? Une seule phrase? C’est ce que nous saurons dans sept jours, et pas avant, au moment de la validation des textes que vous aurez déposés d’ici là.
Entretemps, bon dimanche et bonne semaine à tous!

2 réponses
Entre terre et ciel,
Elle perd pied en partie avec le réel.
Ses escarpins ne touchent plus terre.
Et pourtant,toute à sa lecture,
Elle est tellement ancrée
Dans une si vive et autre réalité.
Il fait soleil,
Près d’une ville, en bord de mer,
Mais plus encore sans doute,
Elle chevauche dans des contrées lointaines
Où sévit le gel,
Avec des chasseurs d’ours.
Elle vit sur la banquise,
Entourée de baleines, de phoques.
Prisonnière d’un château,
A une autre époque,
Elle se languit d’un beau capitaine.
Dans un couvent, elle entretient des amours
Illicites et secrètes.
D’un cruel grand conquistador, elle est la maîtresse.
Perdue dans la forêt elle se construit une vie de bric et de broc.
Il faut à tout prix sauver les animaux d’un zoo.
Retrouver une soeur perdue.
Permettre à une région d’échapper à une catastrophe.
Soudain émane du rez-de-chaussée
Un arôme entêtant de café.
Transportée, grisée, comme enivrée,
Elle aspire une grande bouffée.
Et s’assurant qu’elle est bien chaussée,
Prête à suivre l’effluve,
Elle pose son livre,
Comme à regret.
Au fil des heures, au gré des pages
Elle pleure, puis elle sourit
Dans le trait des personnages
Elle voit les portraits d’une vie
Elle oublie que le temps passe
Et tous ses soucis du quotidien
Elle s’envole dans l’espace
Et reprendra sa petite vie demain
Puisque lire c’est faire des voyages
Elle n’a pas besoin de grand-chose
Un livre et un ciel parsemé de nuages
Suffisent à la rendre heureuse…