Alors que je viens tout juste de valider les commentaires déposés sur la toile de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire, il est temps pour moi de procéder à l’accrochage d’une nouvelle toile destinée à vos mots.
C’est sur une scène peinte par l’artiste Edouard John Mentha représentant une femme qui a mis de côté le ménage de la bibliothèque pour parcourir un livre trouvé sur les rayons, que j’ai arrêté mon choix.
Puisse cette scène livresque vous plaire et vous inspirer. C’est ce que nous saurons dans sept jours, au moment où tous les commentaires seront validés en bloc. D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

4 réponses
Etait-ce son plumeau, qui lui avait donné le goût des travaux de plume?
Ou bien les oiseaux empaillés, sur les étagères?
Les narines en alerte, elle s’imaginait choper un rhume,
La responsable étant, dans l’espace confiné, une suspecte atmosphère .
Dans les livres, elle s’instruisait avec intérêt
De la composition de la poussière,
Elle étudiait la terre, les mers,
La faune, la flore, les astres qui peuplent les airs.
Elle se surprenait à se passionner
Pour la vitesse de la lumière.
Elle y découvrait son latin.
Et bien des secrets du corps humain.
Heureusement qu’elle était placide,
Sinon tout en déchiffrant quelque étrange phénomène,
Elle aurait pu perdre l’équilibre
Et tomber de son escabeau.
Mais elle avait de la cervelle,
Et même un brillant cerveau.
L’échelle sociale elle escalada
A toute volée.
Et bientôt elle se retrouva
Du cabinet qu’elle entretenait
Assistante et chef-secrétaire.
Que de poussière du temps en ces étagères !
J’ai besoin d’une bonne lecture pour combler ces nuits blanches que seule solitude s’accapare !
Tiens ce petit ouvrage comme dissimulé derrière toutes ces piles de livres.
– Quand vous serez bien vielle,
– Le soir à la chandelle…
Et oui Monsieur Ronsard, je suis bien vieille !
Une feuille de papier coincée là entre ses pages certainement depuis des lustres glisse et tombe en silence.
Elle l’ouvre et..
Tout un bonheur passé surgit illuminant la bibliothèque et tout son être de plein d’émotions.
– Je vous aime !….
La lettre qu’elle avait écrit en tant qu’écrivaine public pour ce beau jeune homme il y a …
A qu’elle adresse ? Avait-elle demandé.
– Eh !.. Et bien la votre ! Ma Belle et Gente Dame !
Ils ont vécus heureux jusqu’à ce triste soir où ce beau Conte s’est éteint.
Alors à pas lents, poussant sa canne, elle va jusqu’au vieux cimetière au bout du Village, les yeux embués, dépose deux fleurs sur une vieille dalle.
« Merci mon Amour ! Toi qui m’a fait connaître l’Amour et le Bonheur ! »
Et elle embrasse une feuille de papier pliée en quatre.
« Merci Monsieur Ronsard ! »
Pierre.
Depuis qu’elle avait trouvé ce travail chez un vieux savant,
plus rien ne faisait obstacle à sa passion dévorante
des livres et de la lecture…
Il nous suffit de pas grand-chose
D’un mot oublié, d’un sourire
Du parfum enivrant d’une rose
Du miroir qui ment sur l’avenir
Un jour d’enfance qui brule encore
Comme un chagrin qui nous poursuit
La douleur d’apprendre la mort
De celle qui nous a offert la vie
C’était une fille qu’on a connue
Une nuit d’ivresse trop intime
Lorsque deux corps parlent de tout
L’amour ne peut qu’être une victime
Et puis tous ces amis en partance
Que la route est longue et anonyme
L’amour, les souvenirs et le silence
Et puis un jour le grand abîme
Et à la lecture de quelque pages
On se dit que la vie est bien curieuse
Et que pour des inattendus voyages
Il nous suffit de pas grand-chose