Lali

21 août 2011

En vos mots 228

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

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Si vous êtes de ceux et celles qui de lèchent les babines devant n’importe quel étalage de livres, qui fréquentent les brocantes autant que les librairies et les bibliothèques, qui doivent absolument s’arrêter devant la moindre vitrine de livres et qui jettent toujours un œil sur les titres que lisent les gens dans le métro et sur ceux des bibliothèques de leurs amis, vous aurez sûrement une histoire à raconter à propos de la toile de Ciro D’Alessio.

La voici donc à vous pour sept jours. Le temps de la décortiquer à votre aise, de révéler ses secrets ou les vôtres, et de nous livrer le tout en vos mots.

Suite dans sept jours, alors que seront validés vos textes.

3 commentaires »

  1. Depuis un certain temps que je surveillais du coin de l’œil Monsieur Simon. Pour tout vous dire, tout a commencé un soir, lorsque que je suis allé diner chez des amis, et où j’ai appris que Marc, huit ans, avait reçu en cadeau de Monsieur Simon un vieil exemplaire du Petit prince. Quoi de plus banal pour un instituteur dévoué envers ses élèves. Seulement, lorsque j’ai lu la dédicace qui commençait par : « Je l’ai lu pour la première fois quand j’avais ton âge et ce livre a changé ma vie », je me suis dit que quelque chose ne tournait pas rond.

    Arrivé à la maison, je suis aussitôt monté au grenier et, parmi toute une centaine de vieilles choses oubliées j’ai enfin trouvé La case de l’oncle Tom. Je me suis précipité pour lire la dédicace et je me suis trouvé à murmurer dans le silence « Je l’ai lu pour la première fois quand j’avais ton âge et ce livre a changé ma vie »…

    Sacré Monsieur Simon. Comme j’avais été insouciant toutes ces années puisque jamais je ne m’étais aperçu que Monsieur Simon était en effet un sacré menteur. J’aurais pourtant dû penser que lorsqu’il avait huit ans il fuyait la guerre avec sa famille et que l’argent n’étant pas suffisant pour manger, personne ne pensait à acheter des livres.

    C’est ainsi que j’ai pris l’habitude de le suivre les dimanches de braderie. Je le voyais parcourir les étals et s’arrêter sur les vieux livres destinés aux enfants. Je le voyais les dévorer avec émotion avant de les acheter et, d’une écriture tremblante écrire sa dédicace « Je l’ai lu pour la première fois quand j’avais ton âge et ce livre a changé ma vie », sûrement en pensant déjà au prochain enfant à qui il voudrait donner le goût de lire.

    Comment by Armando — 26 août 2011 @ 10:42

  2. « La tendresse

    On peut vivre sans richesse
    Presque sans le sou
    Des seigneurs et des princesses
    Y’en a plus beaucoup
    Mais vivre sans tendresse
    On ne le pourrait pas
    Non, non, non, non
    On ne le pourrait pas

    On peut vivre sans la gloire
    Qui ne prouve rien
    Etre inconnu dans l’histoire
    Et s’en trouver bien
    Mais vivre sans tendresse
    Il n’en est pas question
    Non, non, non, non
    Il n’en est pas question

    Quelle douce faiblesse
    Quel joli sentiment
    Ce besoin de tendresse
    Qui nous vient en naissant
    Vraiment, vraiment, vraiment

    Le travail est nécessaire
    Mais s’il faut rester
    Des semaines sans rien faire
    Eh bien… on s’y fait
    Mais vivre sans tendresse
    Le temps vous paraît long
    Long, long, long, long
    Le temps vous parait long

    Dans le feu de la jeunesse
    Naissent les plaisirs
    Et l’amour fait des prouesses
    Pour nous éblouir
    Oui mais sans la tendresse
    L’amour ne serait rien
    Non, non, non, non
    L’amour ne serait rien

    Quand la vie impitoyable
    Vous tombe dessus
    On n’est plus qu’un pauvre diable
    Broyé et déçu
    Alors sans la tendresse
    D’un cœur qui nous soutient
    Non, non, non, non
    On n’irait pas plus loin

    Un enfant vous embrasse
    Parce qu’on le rend heureux
    Tous nos chagrins s’effacent
    On a les larmes aux yeux
    Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu…
    Dans votre immense sagesse
    Immense ferveur
    Faites donc pleuvoir sans cesse
    Au fond de nos cœurs
    Des torrents de tendresse
    Pour que règne l’amour
    Règne l’amour
    Jusqu’à la fin des jours »

    Chanson interprétée par Bourvil. Paroles de Noël Roux

    Comment by Denise — 27 août 2011 @ 15:34

  3. EN BOUQUINANT

    Les livres égalitaires
    Contiennent tout pour plaire.
    Des larmes, Des pleurs,
    De gros malheurs :
    Banaux. Extraordinaires.

    Les jeunes, les vieux,
    Les entre-les-deux,
    Tous y trouvent leur joie,
    Des faucons guettant la proie.
    Aux quais, ils sont heureux.

    Comment by joye — 28 août 2011 @ 8:44

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