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En vos mots 225

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À qui est cette main? Quel livre sa propriétaire va-t-elle choisir? À vous de nous livrer cette histoire que suscitera l’illustration de l’artiste australienne Sonia Kretschmar. Juste pour le défi, juste pour le plaisir de raconter en vos mots une histoire.

Nous vous lirons dans sept jours et pas avant, car aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. D’ici là, bon dimanche et sonne semaine à tous!

6 réponses

  1. À l’entrée, une pancarte où sur fond rouge et en lettres blanches il était écrit « Quiet please » m’a fait sourire. Il était plus que certain que j’allais finir par trébucher quelque part et perturber ainsi le silence religieux de la bibliothèque municipale où j’étais venu pour faire quelques photos, à la demande de l’université.

    La lumière feutrée était chaleureuse et magnifique et les contre-jours d’une douceur que je n’avais jamais trouvée ailleurs. Par moments, on se croyait dans une église. On entendait des murmures presque inaudibles. Comme des prières. Parfois, lorsque les regards croisaient objectif de mon appareil photo, on me lançait un sourire. Doux. Ma présence ne leur était pas tout à fait étrangère. Depuis une semaine qu’on annonçait ma venue.

    Je m’aperçus que lorsque le silence est de rigueur, seul le regard offre à l’esprit les mots que la bouche doit taire. Ou murmurer tellement bas qu’on aurait envie de croire qu’un souffle de vent vient de caresser le silence.

    Je marchais à pas de chat entre les étudiants lorsque mon regard a été subjugué par une main fine qui parcourait avec élégance une étagère. J’ai pris quelques clichés. Le bruit de mon appareil a fait tourner son regard dans ma direction. Je lui ai murmuré : Vous avez des mains magnifiques. Elle m’a souri avant de murmurer, en mettant son doigt devant sa bouche : Shhhh…

    Dieu qu’elle était belle. Je l’aurais suivie au bout du monde.

  2. L’argent ou l’or?
    Elle a choisi l’or.
    Heureusement!
    Hier la bourse sur parole s’est effondrée
    Et les cours du silence ont atteint un sommet historique!
    Même si JC lui chuchote : « Une seule parole et vous serez guéris »
    Son petit doigt lui suggère : « Shhh… Have fun! »

    Flairjoy

  3. « A une hypothétique lectrice…

    A toi, fière lectrice, t’attardant ici,
    Je dépose à tes pieds les mots que j’ai choisis.
    Les mots que cultivent mon émoi et mon âme,
    Les mots qui frémissent, qui soupirent et se pâment.

    Tu trouveras aussi les mots qui parlent d’Elle,
    Car Elle, c’est ce grand vide qui me tourmente.
    Elle, c’est cette présence qui me contente.
    Elle, c’est à la fois, ma nuit, mon étincelle.

    Elle, c’est le rire, la joie que je n’ai pas
    Car cette Elle là n’a pas de place pour moi.
    Mais peut être qu’un jour, peut être qu’une fois,

    Tu verras, parcourant ces mots tous remplis d’Elle,
    Là, que cette Elle là, cette anonyme Elle,
    Cette Elle que tu vois, n’est pas Elle, mais Toi ! »

    Lionel Loiseau

  4. « Qu’y a-t-il de plus intime que la lecture ? Ce chuchotement qui nous atteint au plus profond de nous, comme si, tout autour, une nuit accidentelle était tombée sur le monde et l’avait rendu silencieux. Soudain, il n’y a plus rien. Il n’y a plus que le texte, qui résonne en nous. » Un temps fou. Laurence Tardieu

  5. Tout ce qu’il fallait savoir sur la sagesse se trouvait entre les couvertures de sa bio : secrets et chuchotements, la largesse de brûler en cachette, à savoir, con brio. Mais quand je me fis un prétexte pour enfin m’emparer de ce texte délirant, défendu, l’image de l’auteure m’a fait un grand CHUT !, à juste titre, et puis son portrait sur la couverture m’a mordu la main. Il m’a fallu des points de suture, le toubib m’a fait une piqûre pour que je ne me noie pas dans ma rage. Alors, je me rendis à la librairie pour me porter plainte, et la libraire, qui ressemblait étrangement à la photo mordante me fixa les yeux, et me murmura, pour que personne à part moi ne l’entende : Pour vivre mieux, ma brave dame, il faut vivre en jaquette ! Je ne compris pas. Je le dis. Elle me regarda d’un air dédaigneux. Je savais qu’elle allait me dire encore de me taire. Ma main pulsa encore, quelques gouttes de sang tombèrent sur le comptoir. La libraire me sourit. Ça, c’est un début, me ricana-t-elle.

  6. Merci à vous tous pour ce grand bonheur partagé! Quel plaisir de vous lire.

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