Écrire face au jardin
S’il n’y avait pas cette obsession des images, cette urgence des mots. ce besoin irrépressible de me retrouver dans mes pages, quelle raison me pousserait à me lever en dehors du devoir d’aller travailler ? Je me pose parfois la question sans toutefois trouver la réponse. Dès que j’ai su lire et écrire, ma vie est devenue ce qu’elle est. Et là où d’autres se contentaient de lire, il me fallait écrire. Et au fond, je ne me vois pas faire autre chose. Je veux bien devenir une vieille dame à la manière de la lectrice de Leopold Karl Walter von Kalckreuth qui écrit en regardant son jardin.