Ils finiront bien par remarquer son absence, mais pour le moment, tout baigne. Qui penserait à s’asseoir dans le minuscule boudoir de l’oncle Georges dont les murs sont tapissés de bibliothèques alors que le sous-sol est vaste et qu’on peut y danser? Sûrement pas les cousins et cousines qui doivent s’agiter sur des musiques qui ne se dansent pas. Et Frédéric aura sûrement réussi à extraire des bouteilles de la cave en douce. Toutes ces choses qui ne lui ressemblent pas.
La lectrice de Dimitris Voyiazoglou est bien mieux où elle est, à dévorer un des trois romans offerts par son oncle. Lui qui prend toujours la peine de lui demander sa liste pour lui prendre les livres qui lui font envie pour pouvoir ensuite en discuter avec elle. C’est peut-être pourquoi elle se sent si bien dans son antre couvert de bouquins. D’ailleurs, personne d’autre que lui ne va jamais là. Enfin, c’est ce qu’ils croient tous. Car lui seul s’apercevra de sa disparition et saura exactement où aller la chercher.

Une réponse
En pensant à son oncle :
« Ce sont toutes ces petites complicités, ces attentions discrètes, ces centaines de sourires qui ont façonné ma vie. Merci « !
[Emilie Delarue]