Combien de temps encore ?
Combien de fois commencera-t-elle cette lettre sans parvenir à la terminer, celle qui a mis de côté les livres pour écrire ? Combien de temps s’acharnera-t-elle à trouver les mots justes, comme tous ceux qui tentent de s’exprimer le plus clairement possible en ne perdant pas de vue l’objet, la raison propre de la missive ? Combien de jours encore la lectrice de Van Que cherchera-t-elle dans des souvenirs ceux précis qu’elle doit mentionner sans savoir si ce sont toutefois ceux qui toucheront ? Combien de feuilles seront raturées alors que les mots se rebelleront ?
Peu importe. Ce n’est que dans l’écriture de cette lettre qu’elle trouvera enfin la paix avec elle-même.
JUSTICE
Pour trouver les mots justes
Rien ne vaut la poésie
Pure parole sans objet
Où tous les mots sont justes
Quels que soient leurs sens
Ou leur absence de sens
Insensée sensuelle de l’insensoriel
La poésie raconte l’infini de l’extase
Quand le monde n’était pas encore né
Et que le seul instant existant
N’était encore que le climax d’une vierge
Commentaire by gmc — 2 mars 2007 @ 12:11