Certains soirs, je suis la copie conforme de la lectrice de Charles Dana Gibson. Bon, d’accord, je vous le concède, je n’ai ni sa jeunesse, ni sa grâce, ni sa minceur. Mais pour le reste, je suis absolument capable de sortir vingt livres, d’aller de l’un à l’autre et de les laisser par terre jusqu’à ce que je trouve cette phrase dont je n’ai que des parcelles sur le bout de la langue. Ces bouts de phrases qui ne me laisseront pas tranquille tant que je n’aurai pas retrouvé d’où ils viennent et surtout tant que je n’aurai pas recollé tous les morceaux afin de rendre la phrase entière.
Ce n’est qu’après que je contemple la scène, les livres éparpillés. Mais comme il est gai de les ranger quand on a trouvé ce qu’on cherchait!

3 réponses
Et après ? …
Quand le bout de phrase a été trouvé?
J’essaie de ne pas l’oublier!
Une scène familière chez nous : le chevet de mon homme est digne de celui d’un moine, mon chevet est en perpétuel déséquilibre… tant de choses à relire, à savourer, à engranger. 🙂