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La Bretagne de Denise

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Ne me dites pas que le net ne peut pas générer des amitiés, ne peut pas être un lieu de partage et de création, ne peut pas d’une certaine manière changer notre regard sur le monde et ouvrir des portes. Ne me dites rien de cela. Je ne vous croirai pas. Et puis, vous qui passez, qui restez, vous ne pourriez pas le dire, de toute manière.

Ces pages, offertes un jour de novembre 2005, par un ami belge, et avec lesquelles je ne savais vraiment pas ce que je ferais tant – oui, je l’avoue – l’idée me paraissait saugrenue, me sont devenues essentielles. Et si vous n’étiez pas là pour me faire signe – encore merci Olivier SC -, je continuerais à écrire, sûrement, parce que je ne sais faire que ça, mais il me manquerait ce lien irremplaçable qui nous unit désormais.

Ce lien exceptionnel qui fait que Denise, ma lectrice suisse, à son retour de vacances en Bretagne, m’a fait parvenir quelques photos. Généreusement et dans le but de partager.

J’aurais pu toutes les installer, mais j’ai choisi celle-ci. J’ose penser que c’est le Mont Saint-Michel de mes souvenirs, mais je ne sais pas. À Denise de le dire, de raconter la photo. À vous de dire si vous pensez que je fais fausse route. À vous aussi de raconter votre Bretagne par un anecdote ou un souvenir, si le cœur vous en dit.

Les roses de Géraldine

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Je la connais peu, mais je sais que nous allons devenir amies. Elle apprend à me connaître en me lisant, j’apprends à la connaître en admirant ses photos et les objets qu’elle fabrique.

Un océan nous sépare, mais les mots et les images font fi de ce détail. Et il devrait toujours en être ainsi. L’amitié ne se mesure pas en kilomètres ni en heures passées ensemble. L’amitié, c’est juste partager ce qu’on aime et ce qu’on est avec autrui.

Et sur la grande toile du Web, il y a parfois ceux qu’on croise et qui nous apportent un peu d’eux. Qui nous offrent quelques fleurs qui ajoutent au bonheur d’être en vie. Merci Géraldine. Tes roses m’ont touchée. Je n’ai pu m’empêcher d’en laisser ici. Une éclose, comme cette amitié en train de naître. Les autres en boutons pour ces amitiés à venir.

Quand Armando croise des lecteurs

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Il se promène avec son appareil photos et il s’arrête quand il voit un lecteur ou une lectrice. Et il m’offre ces clichés. Moments de bonheur pour celui ou celle qui lit, pour celui qui fixe ce qu’ils dégagent, pour celle qui reçoit toutes ces photos et qui sourit.

Moments de bonheur, aussi, je l’espère, pour vous, que ces photos prises par Armando, quelque part au Portugal.

Photos qui me réjouissent le cœur.

Elle était là…

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La lectrice de la cathédrale

Elle était là assise dans l’escalier qui donnait accès à la cathédrale d’Evora. Indifférente à tous les passants. Le nez collé à sa lecture, comme si rien d’autre existait.

En ce moment. Où les murmures des passants semblent déranger le sommeil des statues.

En ce lieu. Ivre de siècles d’histoire.

Qu’y avait-il de si important dans ce livre ? …

Je ne saurai jamais. D’ailleurs pourquoi le savoir ? …

L’envie m’est venue de voler cette image pour te l’offrir …

Juste comme ça …

Pour un sourire … Peut-être …

(Photo et texte d’Armando. Sourire de Lali, parce que de là-bas, au Portugal, il a pensé à elle.)

Il faisait beau à Bruxelles

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Il faisait beau à Bruxelles il y a quelques jours, quand Jean-Marc a pris ces photos pour me dire qu’il m’attendait, que la ville m’attendait, qu’elle s’était faite belle, peu importe si je pouvais aller la retrouver et revoir mes amis en juin ou en août. Elle sera toujours là, Bruxelles ma belle. Pour moi. Peu importe la saison.

Le cadeau de Jean-Marc

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Petit clin d’œil à Brel. Petit clin d’œil à cette journée de juillet 2005 où j’y étais. Tout ça grâce à cette photo de Knokke prise par Jean-Marc hier et qu’il m’offre, comme pour me dire que la mer du Nord m’attend. Et pour vous dire que j’ai hâte de la retrouver.

Vivement Paris, vivement la Champagne, vivement la Belgique. Vivement surtout que je puisse décider des dates et acheter mon billet. Vivement aussi pouvoir dire : j’arrive!

La gare des Guillemins vue par Antonio

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La gare des Guillemins a été ma porte d’entrée vers mon aventure belge qui, depuis, n’a cessé de prendre de la place. Et depuis, elle s’est faite de plus en plus belle pour mon retour. Et Antonio, l’homme des trains, qui a ses aises là-bas, est allé la croquer juste pour moi. Qu’elle est belle, déjà, celle qui va m’accueillir dans quelques mois!

Antonio a trouvé là un cadeau qui me fait bien plaisir et qui va me faire rêver, je le sens. D’abord, j’adore les gares et les trains. Ensuite, la gare de Liège a ce petit quelque chose que les autres n’ont pas. Un visa pour l’amitié? Peut-être bien.

Car là, ceux qui n’en sont pas loin peuvent m’attendre. Car de là, je peux partir et aller rejoindre tous les autres. Oui, cette gare qui rajeunit est bel et bien un billet d’entrée sur ce que je me promets d’avance comme des moments fantastiques. Elle qui, sous le soleil et le ciel bleu, fait plus que m’inviter: elle m’attend les bras ouverts.

Printemps à Anthisnes

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J’aime les premières fleurs du printemps, celles qui osent et qui n’attendent pas les autres, celles qui pointent timidement ou alors, fièrement, comme dans le jardin de Jocelyne, à Anthisnes. Elles se dressent vers l’ouest, comme pour se signaler à moi.

J’aime les fleurs du jardin de mon amie belge. Ce ne sont peut-être que des photos pour vous. Pour moi, ce sont les premières nées de ce jardin que je connais en juillet, un jardin que Jocelyne entretient avec amour. Et ces fleurs, dès qu’elles ont jailli du sol, il lui fallait me les faire voir, les partager avec moi.

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Je les regarde et j’imagine Jocelyne, penchée sur elles, toute émue de les voir arriver, pressée de me les montrer. Elle, qui s’émerveille de tout, m’émerveille, moi. Elle est plus qu’une inspiration, plus qu’une complice avec qui je ris ou je pleure, plus qu’une amie au loin à qui je fais découvrir mon bout du monde et elle le sien. Elle est de ma famille. Elle est ma grande sœur.

J’aime quand elle me parle de sa grand-mère qui tenait une libraire à Spa et qu’elle allait aider, gamine. J’aime sa passion pour les livres qui a germé de ces journées à les palper et les ranger. Une passion qui ne l’a jamais quittée et qui fait que dans toutes les pièces de sa maison il y a des livres. Mais il n’y a pas que les livres qui nous unissent.

Je ne saurais dire tout ce qui nous lie tant tout cela est vaste, tant notre curiosité est identique, tant nous aimons les mêmes choses, tant les mots nous viennent au même moment, tant même le silence est plein de partage.

Ces fleurs, elle me les a offertes, et je vous les offre à mon tour pour vous transporter à Anthisnes, au pays d’Ourthe Amblève, là où vit une femme exceptionnelle et généreuse qui veille sur moi.