Les feuilles rougies, mordorées ou flamboyantes ne charment pas les passants qu’à Genève, en Auvergne ou à Montréal. Elles enflamment aussi Bruxelles, sous le regard rêveur d’Armando.
Les feuilles rougies, mordorées ou flamboyantes ne charment pas les passants qu’à Genève, en Auvergne ou à Montréal. Elles enflamment aussi Bruxelles, sous le regard rêveur d’Armando.
On pourrait croire qu’il attend l’un d’entre nous. Pour s’y asseoir, seul ou pas. Pour lire. Pour rêver. Pour regarder le temps qui passe. Oui, on pourrait croire que Denise a laissé le banc libre pour celui d’entre nous qui voudra s’y installer.
Alors que dans une heure un avion le ramènera vers Bruxelles, Armando a-t-il jeté un dernier regard attendri sur les cordes à linge si colorées de la banlieue de Lisbonne?
On aurait envie d’aller le saluer, question de voir ce qui peut le passionner ainsi pour qu’il n’ait pas vu une fontaine surgir du sol autour de lui. Mais peut-être que celle qui s’est arrêtée à Marche-en-Famenne et qui lui a fait prendre la pose en sait plus que nous?
(photo d’Armando)
Je raconterai la beauté des statues –
Leurs gestes immobiles ordonnés et froids –
Et parlerai du visage des navires
Sans que personne ne découvre les secrets
Qui tels des fleuves coulent dans mes bras
Et emplissent de sang la pointe de mes doigts.
(Sophia de Mello Breyner)
Et probablement n’y a-t-il pas d’autres mots que ceux de la Portugaise Sophia de Mello Breyner pour parler de cette sculpture.
À Genève aussi, les couleurs s’étalent, presque insolentes de tant de beauté.
Et presque tous les jours, Denise voit la maison sur son chemin s’enflammer, devenir de plus en plus rouge. Si bien qu’il lui a fallu retenir cette passion qui unit le lierre flamboyant et la vieille maison.
Et les couleurs se sont installées en Auvergne, vives ou estompées, vivantes, tellement vivantes, pour le bonheur de Géraldine et pour le nôtre. Pour ceux et celles qui regardent avec les yeux du cœur. Car il n’y a pas d’autre manière. Ou alors, je n’en connais pas d’autre.
Parfois, j’aime glaner au hasard des photos qu’on m’envoie. Pour rêver, un peu, juste un peu. Et mon esprit gambade. Va d’un souvenir à l’autre. D’une amie à l’autre.
En regardant les fenêtres de Genève photographiées par Denise, j’ai juste envie de les dédier à Caroline de Fenêtres sur la cour. Pour lui dire que je pense à elle. Tout simplement.
Pas loin de chez moi, France a retenu une rencontre. Et toujours cette idée de partager. Parce que, sûrement, l’amitié.
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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