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Du bleu et des chansons 4

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Le tango bleu d’Hervé Cristiani

*choix du lecteur de Marie Laure Flaive

Du bleu et des chansons 3

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Sur mon nuage de Sandrine François

*choix de la lectrice de Charles Escot

Du bleu et des chansons 2

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Bleu blanc blues de Claude Nougaro

*choix des lecteurs de Maria José Chinestra Hernandez

Du bleu et des chansons 1

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Quand j’ai dit à la lectrice peinte par George de Forest Brush que c’est l’anniversaire d’Armando dans deux jours, elle a tout de suite enfilé une robe bleue et s’est empressée d’envoyer des invitations. Chacun des lecteurs invités devrait porter au moins un vêtement bleu et apporter une chanson où il y aurait le mot nuage ou bleu, voire même ciel.

Et sans plus tarder, elle a pensé à la chanson d’Adamo intitulée Une larme aux nuages qu’elle offre aux lecteurs du dimanche et spécialement à Armando.

À la découverte de Rosa Passos

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C’est en 2004, seize ans après sa sortie initiale, qu’on a lancé à nouveau Amorosa, le deuxième album de la Brésilienne Rosa Passos, lequel n’est pas autre chose qu’un hommage à son idole João Gilberto. Un album magnifique, vibrant, tendre, rythmé, sensuel, de la première à la dernière note, sur lequel on trouve aussi deux titres qui n’ont rien à voir avec la bossa nova tant qu’on n’a pas entendu les versions de Rosa Passos, à savoir S’Wonderful et Que reste-t-il de nos amours? Pour l’heure, c’est avec Eu sambo mesmo que je vous invite à découvrir Rosa Passos.

Plus rock, moins jazz, du bon Norah tout de même

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The Fall, le plus récent album de Norah Jones se laisse écouter avec plaisir si on aime cette voix un peu rocailleuse qui a fait son succès. Le genre d’album qu’on écoute en boucle en faisant autre chose, ce qui n’est pas un tort en soi, puisqu’il est moins jazz et plus rock que les précédents, mais chose qui pourra déplaire aux vrais jazzophiles. Pas question de bouder mon plaisir. Allez hop, en boucle, pendant que je lirai. Je vous laisse la belle vous tenir compagnie avec Young blood.

Suspendons le temps

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Suspendons le temps, ne le laissons pas nous gruger. Installons-nous confortablement et partons à la découverte de l’univers de Makiko Hirabayashi, pianiste japonaise installée au Danemark depuis quelques années. Puis, laissons les notes tendres et douces de First Flight nous bercer.

If On a Winter’s Night…

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Ne plus bouger. Se cacher sous l’édredon. Laisser l’hiver entrer en soi. N’en sentir que sa chaleur ouatée et dansante et non sa froidure qui glace le cœur. Laisser l’hiver se réfugier en soi. Et redécouvrir Cold Song, façon Sting.

Ou se laisser emporter par Soul Cake. Où dès les premières notes, l’hiver prend tout son sens. Il était fait pour que Sting le chante.

Pour vous réchauffer, rien de mieux que Jesse Cook

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Un peu de Jesse Cook pour contrer le froid? Il n’y a pas meilleur remède et ça marche à tous les coups. Dès les premières notes de son nouvel album, The Rumba Fundation, le célèbre guitariste de flamenco, qu’Armando m’a fait découvrir il y a près de trois ans et que j’ai failli rencontrer un jour – il était chez le disquaire cinq minutes avant mon passage – nous séduit. C’est pourquoi je vous invite à écouter Homebound. Ça vous réchauffera les os et le cœur.

Le corridor

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Et quelques notes sont venues se poser sur ses lèvres. Puis des mots. La lectrice peinte par Akiko K. MacDonald venait d’entrer dans Le corridor du groupe Harmonium.

Une âme s’est mise à danser
Comme un voile sur la pensée
Danse pour me faire chanter
Les yeux fermés pour mieux te voir
La fin d’un gros trou noir
Oublier la mémoire
D’un geste improvisé
Mon âme voulez-vous danser?

Un arbre s’est dessiné
Tout le long de mon dos
Comme tous les déracinés
Ses racines sont en haut
Tout le monde n’a vu que l’écorce
La forme déguisait la force
Moi, je brûle de la tête aux pieds
Mon corps, veux-tu me laisser?

Seul, ensemble
Plus on est haut, plus tout s’assemble
Comme c’est beau
De tout laisser vivre sans dire un mot

Seul, ensemble
Plus on est loin, plus on se ressemble
Le repos, c’est mourir pour apprendre à vivre
Laisser vivre, c’est mourir quand il le faut

Ma tête s’est mise à bouger
Comme le bout d’une chandelle
La raison part en fumée
On n’aura plus besoin d’elle
La flamme sort des deux cotés
Moi, je brûle de la tête aux pieds
Au milieu de mon corps,
Monte un grand corridor