
Voilà quelque temps que Mireille, une de mes lectrices belges, m’a envoyé une photo de sa maman. Une maman qui n’est plus. Une maman qui a passé les derniers moments de sa vie clouée à un lit dans une chambre. Mais une maman qui a pu lire jusqu’à la fin. Les cartes postales que ses nombreux enfants et petits-enfants lui envoyaient et qui décoraient la pièce. Des livres.
Sur la photo, elle a 95 ans et elle lit un roman d’Amélie Nothomb.
En ce jour de la fête des Mères, que cette journée soit vraiment une fête. Pas une obligation ou un jour de culpabilité. Mais une vraie fête. Une fête qui souligne nos mères. Exceptionnelles ou imparfaites. Courageuses ou pas. Présentes ou totalement absentes. Qui nous ont donné la vie, même si dans certains cas elles n’ont fait que cela. Ce n’est pas le jour des reproches mais des mercis.
Je dédie ce jour à ma mère, à vos mères. Qu’on devrait célébrer davantage qu’une journée par année. Et de plus, je le soulignerai à ma manière, c’est-à-dire en vous offrant toutes les heures une toile et une citation.
De plus, je remercie Mireille pour le partage. La photo n’est pas triste. Elle représente le bonheur non pas de se contenter de peu, mais de faire de ce peu une raison de vivre. La présence des siens et les livres. L’essentiel, quoi.
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