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À la recherche d’Antoine

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Antoine en a marre de l’école. Tellement marre qu’il décide de s’échapper de la classe. Mais pour aller où? Mais partout! Car Antoine a décidé de se cacher dans l’école même, ce qui incite la maîtresse à organiser une Course folle à l’école afin de retrouver le disparu.

Cela donne lieu à de des illustrations pleines de fantaisie de la part de Fil et Julie et à un texte de Catherine Karnas non moins fantaisiste. Chacun des personnages y va donc de son imagination, loupe, lampe de poche ou jumelles en main, afin de chercher Antoine dans les endroits les plus inusités. Le résultat : un bel album, coloré et joyeux!

La cage ouverte

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Et si un jour vous ouvriez la cage à l’oiseau pour qu’il puisse aller voir ce qui se passe là-bas? Pour qu’il profite de ses ailes? C’est ce que propose ce bel album signé Max Bolliger qui parle de la beauté comme de la liberté et des risques de celle-ci. Un album tout simple qui plaira aux petites mains et aux plus grandes qui se feront un bonheur de tourner les pages. Un album qui livre un message fort simple, celui de laisser libres ceux qu’on aime. Simple, oui, mais pas toujours facile à mettre en application…

Léo qui ne veut pas dormir seul

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Ah! le lit des parents! Quel bonheur de le retrouver à la moindre occasion et sous n’importe quel prétexte habilement bâti. L’ourson Léo en sait quelque chose, lui qui n’arrive pas à dormir seul et qui va s’installer dans le grand lit avec son doudou en invoquant toutes les raisons qui lui viennent en tête. Or, il faudra bien qu’un jour le petit ours apprenne à dormir seul. En effet, la grande hibernation sera bientôt là…

Finement racontée, l’histoire s’adresse aux petits, mais encore plus à ceux qui ont ce problème. La douceur des illustrations de Marianne Barcilon additionnée au texte plein de tendresse signé Christine Naumann-Villemin font de ce titre un album digne de toute bonne bibliothèque pour enfant. Avis notamment aux grands-mamans qui adorent acheter des livres!

La vérité sur la maîtresse

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Les grands pensent tout savoir sur la maîtresse. Ils ont d’ailleurs des idées toutes faites à propos d’elle. Mais ce n’est pas LA vérité. La vraie de vraie vérité sans mensonge et sans invention, sans détour, est toute autre. Et un album vous le prouvera. Celui créé grâce à la complicité de Nathalie Delebarre, qui a écrit le texte et d’Aurélie Blanz, à qui on doit des illustrations invitantes et colorées.

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Un livre qui s’appelle Moi, je sais tout sur la maîtresse et qui vous apprendra où elle dort, où elle va en vacances, si elle a un amoureux, ce qu’elle raconte aux parents. Un livre savoureux, qui fait partie de la série Les petits Gautier, chez Gautier-Languereau, que je compte explorer davantage maintenant que je sais que la maîtresse n’est pas si forte qu’on le pense en calcul. Parce que « quand on fait des sorties de classe, la maîtresse n’arrête pas de nous compter et de nous recompter ».

Vous tomberez des nues!

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Si, comme Sébastien, 16 ans, l’aventure ne vous fait pas peur, surtout quand il s’agit de gagner quelques sous afin de rembourser la somme due au petit caïd du quartier, Tombé des nues est le livre qu’il vous faut. Vous irez de rebondissement en rebondissement. Vous tomberez des nues, quoi. Tout ça parce que Sébastien a accepté d’aller chercher un colis pour un ami de son père et a voulu faire d’une pierre deux coups en s’arrêtant à la piscine afin de draguer une nana qu’il a dans le collimateur depuis un moment et qui est supposée s’y trouver. Or, le paquet, qu’on a accepté de déposer dans le bureau du directeur de la piscine durant la petite heure que vont durer les manœuvres d’approche et de séduction de l’adolescent, va se retrouvé derrière une porte fermée à clé. Le reste de ce roman enlevant (et avouons-le, abracadabrant) sera le prétexte à des situations plus rocambolesques les unes que les autres alors que le héros fera face à un molosse, s’enfuira du poste de police et sera poursuivi par des méchants dans un centre commercial après leur avoir piqué la boîte qu’eux-mêmes avaient dérobée.

La tête vous tourne? Pas autant que celle de Sébastien qui ne sait plus où donner de la sienne, emporté malgré lui dans une histoire qui n’a plus rien à voir avec la récupération d’un colis… Je ne vous livrerai pas un mot de l’issue. Je vous dirai simplement qu’elle est étonnante et que l’écrivain belge Patrick Delperdange, à qui on a décerné en 2005 le Prix Rossel et le Prix Rossel des jeunes pour son roman Chants des gorges, sait nous tenir en haleine. Et pas qu’un peu! Si donc, l’aventure vous intéresse, vous savez ce qu’il vous reste à faire!

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Le fils du tailleur

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Charles Pollak a longtemps vécu avec ses souvenirs, ceux de son enfance et d’une partie de son adolescence. Ceux du fils d’un tailleur juif parisien né en Hongrie qui, un jour, bravera les interdits et fera en sorte de passer inaperçu en trouvant quelqu’un qui acceptera que la lettre J disparaisse des nouvelles cartes d’identité des siens. Oui, longtemps, Charles Pollak, fils de tailleur, a vécu avec ses souvenirs. Puis, soixante ans après une époque qui a marqué à jamais sa vie, il a rencontré Malika Ferdjoukh. Il lui a raconté son histoire, elle l’a écrite.

Cela nous donne un récit destiné aux adolescents qui s’appelle Taille 42. Un récit qui va continuellement du grave au léger, qui sait dresser en quelques lignes et anecdotes de vrais portraits, qui nous donne à suivre un enfant qui va grandir très vite alors qu’il aurait dû continuer à jouer aux billes et à aller au cinéma, un jeune adolescent appliqué à coudre des boutonnières, l’inventivité des uns et des autres, leur générosité aussi, alors que le jeune Charles tente de maîtriser le signe de croix afin de passer inaperçu tout comme il mange du jambon.

Un récit, disais-je, destiné aux adolescents, et qu’à la Grande Bibliothèque on a classé dans les rayons adultes comme jeunesse. Je n’ai absolument rien contre. Bien au contraire. Car je suis certaine que nombre d’adultes prendront plaisir à lire ce témoignage qui a quelques chose de souriant malgré les restrictions, malgré la faim, malgré l’exil. Et qui, de plus, offre un joli clin d’œil à la Canadienne que je suis et à qui la mère a parlé de ses cousins revenus du front après avoir libéré la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Agacements

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J’avais plutôt apprécié Monsieur Bonheur de Frank Andriat. Suffisamment pour que j’aie envie de découvrir davantage cet auteur. C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé les personnages de ce roman dans La remplaçante. Mais le plaisir n’a pas été long à s’évanouir. En effet, dès les premières pages je me suis butée à des clichés qui m’ont profondément agacée.

Mais commençons par le début. Il était une fois une enseignante parfaite. Au corps parfait. Aux cheveux parfaits. Blonds et longs. Aux yeux parfaits. Qui enseignait de façon parfaite. Une enseignante adorée de ses élèves, autant des filles que des garçons, les unes rêvant d’être comme elle, les autres de la séduire. Parfaite, vous dis-je. Tellement parfaite qu’elle aurait sûrement été en mesure de rendre poétiques les règles des participes passés.

Premier agacement. Lequel sera suivi par un deuxième dès que l’enseignante parfaite se sera cassé une jambe en tombant sur la glace en virevoltant sur ses patins et qu’elle sera remplacée pendant deux mois. D’où le titre La remplaçante. Une fée Carabosse doublée d’une sorcière tout droit sortie d’un conte de Grimm, portant des tailleurs immondes, hurlant au lieu de parler, sans une once de psychologie, laide, tellement laide que les élèves ont la nausée juste à la regarder et qui compte leur inculquer la matière coûte que coûte sans qu’ils aient leur mot à dire. Gros agacement, là. Fallait-il faire de la méchante de l’histoire un être hideux alors que la gentille est en plus une beauté fatale?

C’est un peu trop, non? Mais bon, j’ai mis mes petits grincements de dents dans mon tiroir et je suis allée jusqu’au bout du roman de Frank Andriat destiné aux ados, lequel n’est pas mauvais mais pas non plus très bon. Autrement dit, il se lit agréablement (quand vous aurez mis de côté les agacements sur la belle et la méchante, fait fi du tréma dans Michaël Jackson et tenté d’oublier la page de couverture qui est un ratage aussi complet que celle de Monsieur Bonheur), mais vous ne conserverez pas un souvenir impérissable de ces 155 pages mettant en scène une bande d’ados déterminés à casser la méchante au moyen de divers stratagèmes.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Réponds-moi quand je t’écris!

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Ils s’appellent Lola, Adèle et Nicolas et ils sont quasiment inséparables, du moins les deux filles le sont-elles. Or voici venue l’heure des vacances. Et parce qu’ils seront séparés tout l’été ils jurent de s’écrire. Ce qu’ils feront. C’est donc un roman épistolaire que nous offre Jo Hoestlandt avec Réponds-moi quand je t’écris!, lequel nous présente des personnages fort différents les uns des autres autant par leurs préoccupations quotidiennes que par leur écriture. Résultat : un roman vivant qui met en scène des personnages attachants et l’importance de l’amitié dans leur vie.

Celle que je suis qui, pendant plus de vingt ans, a été une correspondante assidue, n’a pu qu’être séduite par un tel roman. Même si les jeunes de Réponds-moi quand je t’écris! sont moins âgés que je ne l’étais quand a commencé mon époque correspondance. Tout de même, je reste perplexe face à l’idée d’un roman destiné aux huit ans et plus où les personnages s’envoient des lettres. À l’ère d’Internet et des messages-textes, ce roman pourra-t-il intéresser des jeunes? Ce n’est pas à moi de le dire mais bien à eux.

L’histoire d’un ruisseau

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C’est un billet signé Margotte qui m’a fait découvrir l’album Un jour grand-père m’a donné un ruisseau et qui m’a donné le goût de le lire tant elle était enthousiaste à propos de celui-ci.

Et comme elle avait raison! Quel bel album que celui que signe Gaëlle Perret. Un album tissé de poésie, d’images et de tendresse alors que l’enfant se souvient d’un ruisseau capable de tout que lui a offert son grand-père. Un ruisseau en mesure de contrer la peur. De réparer les blessures. De consoler. De donner des ailes. De faire rêver. Tout comme font rêver les illustrations d’Aurélia Fronty.

Oui, quel bel album que celui-ci. Qui parle de l’absence, de la mort (bien que ce mot ne soit jamais prononcé), de ce que nous laissent ceux qui nous quittent en héritage pour que nous puissions grandir sans eux, mais avec leur souvenir. Sans inquiétude. Les couleurs remplaçant les chagrins et la peur.

Un album de toute beauté. Dont chaque page, chaque phrase, chaque image, vous séduira.

Quand on a des parents mauvais perdants

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Si on a horreur du hockey ou si on ne veut absolument pas en apprendre les rudiments, il vaut mieux se tenir loin du roman de François Gravel intitulé Mes parents sont gentils… mais tellement mauvais perdants! C’est en effet de hockey et de hockey, et encore de hockey, dont il est question dans ce roman qui met en scène un adolescent et ses parents qui n’ont pas du tout la même façon de considérer la compétition dans la vie quotidienne. Là où le père comptable la trouve saine et essentielle, la mère, une enseignante qui a bien retenu tous les principes de sa formation universitaire sur le désastre que peut provoquer la compétition dans la vie d’un enfant, se lève pour clamer haut et fort son désaccord avec son mari.

Maxime se voit donc enrôlé malgré lui dans une équipe de hockey dirigé par son oncle en compagnie de son cousin Raphaël. Mais pas une équipe ordinaire, car la compétition n’y existe pas, c’est même une des règles. Et pour cette raison, c’est avec joie qu’enfants chaussent leurs patins chaque dimanche tandis que les parents se lèvent plus tôt que le soleil pour les emmener à l’aréna. Et tout irait bien dans le meilleur des mondes si l’entraîneur n’avait pas décidé de faire jouer un vrai match à ses joueurs… C’est là qu’on verra a quel point les parents peuvent être compétitifs, bêtes et mauvais perdants. Enfin, tant qu’ils n’auront pas été initiés au 428 ½, un jeu que je refuse de vous expliquer, mais qui est un des plus formidables exercices pour contrer la compétition maladive et soulever des rires, et dont les règles et antirègles vous sont données à la toute fin du roman.

Un livre qui m’a beaucoup plu, vous l’aurez compris. Bon, d’accord, je dois vous dire que j’ai été une grande fan de hockey dans ma jeunesse et qu’il en restera toujours quelque chose. Mais j’affirme aussi que tout ce qui concerne le hockey pourrait être remplacé au besoin par n’importe quel sport compétitif d’équipe sans perdre sa saveur et que nombre de parents d’adolescents, qu’ils soient mauvais perdants ou non, gagneraient à lire ce roman. Celui-ci fait partie d’une série dont vous pourrez trouver la liste ici.