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Namur comme thérapie

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Et je serais assise là. Je regarderais la vie se dérouler autour de moi. Je ne parlerais probablement pas, je me baignerais de l’ambiance. Je me souviendrais de ma première visite à Namur et je serais juste heureuse d’être là. Loin, si loin de chez moi. Où je pourrais peut-être oublier une partie de ces deux derniers mois. Ce serait comme une thérapie. Tenter de revivre un moment de bonheur pour effacer ceux qui ne reviendront peut-être plus.

Une lettre qui réchauffe le cœur

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Il fait froid, parce que l’on regarde là où il n’y a pas de chaleur. [Alexandra David-Neel]

La recette que donne Alexandra David-Neel est toute simple. Une de celles à appliquer à la lettre autant que possible, ajouterai-je. Pourquoi en effet choisir le froid alors que la chaleur est parfois dans une lettre qu’on lit, comme le fait la lectrice d’Alfred Chalon ? Celle que j’ai lue et relue depuis le matin, arrivée au courrier du jour, en direct de La Louvière, m’a donné tant de bonheur. C’est si bon de constater le bonheur de Fabien. Il me semble avoir vu son sourire éclatant derrière chaque phrase alors qu’il me parle de cette vie qui va le mener jusqu’ici, près de moi, avec sa belle. Ce sera si bon de le savoir tout à côté, ce frère de cœur complice.

Oui, bientôt, cette belle amitié entamée grâce au net, devenue réelle, ne se vivra plus à distance. Et d’y penser me donne un immense sourire à moi aussi. Peut-être parce que Fa a terminé en me souhaitant pour 2007: Liberté, liberté et liberté.

Oui, il ne fait jamais froid quand quelqu’un nous écrit les bons mots.

Si je pouvais, voilà où je serais

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Et si ce soir je pouvais en claquant des doigts me retrouver quelque part, ce serait sûrement à Dinant, un jour de juillet 2005. Pour pouvoir contempler la Meuse à nouveau, cette Meuse qui me manque tant malgré la splendeur du Saint-Laurent. Sans avoir en tête que deux jours plus tard ce serait l’avion Bruxelles-Montréal. Chut. Tellement de moi est resté là, à la citadelle.

Il suffit que Dinant soit évoqué dans une conversation, comme ça a été le cas tout à l’heure, pour que je me mette à rêver. Pour que mes yeux brillent aussi fort que le soleil de ce jour d’été.

Irai-je jusque là-bas en juin ou vais-je conserver intact ce souvenir ?

Des routes qui mènent à soi

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Et je rêve de ces routes de Belgique, en pays d’Ourthe-Amblève. De ces routes zigzags qui nous entraînaient de villages en villages en passant par les sous-bois, tandis que j’écoute « When did you leave heaven » de Lisa Ekdahl, cadeau d’Armando. Et je rêve à cet ailleurs de bonheur que j’espère retrouver dans quelques mois.

Et je rêve à ces routes qui m’ont séduite. Comment sont-elles quand on les emprunte en compagnie de quelqu’un qui pose sur soi des yeux tendres et qui caresse nos cheveux ? Sont-elles encore plus belles ? Plus belles parce qu’on peut les partager et voir dans les yeux de l’autre l’émerveillement ?

Et je rêve à ces routes d’il y a seize mois. Ces routes qui, d’une certaine manière, ne m’ont pas menée seulement de village en village, mais bien vers moi-même. Je ne savais pas à quel point elles allaient changer toute ma vie. Je ne savais pas encore comment après ces routes j’allais m’ouvrir à la douceur de vivre en cessant de me torturer pour des choses qui n’en valent pas la peine. Je ne savais rien de tout cela.

Et ce soir, sur quelques notes de musique tandis qu’il fait nuit, je sais le bonheur de ces routes, je sais le bonheur de ma route. Une route sans itinéraire où je glanerai chaque minute pour l’inscrire à même ma peau et mes prunelles.

Souhait dans un parc

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Un jour de juillet 2005, alors que Fa me faisait découvrir son parc, celui de Mariemont, celui de ses errances et de son inspiration, un paon s’est présenté à nous et nous a offert la plus belle des roues. Demi-tour à droite, demi-tour à gauche. Il s’est pavané pour nous. C’était la première fois que j’assistais à un tel spectacle. Et parce que je fais parfois des trucs auxquels d’autres ne pensent pas, j’ai fait un vœu, comme à la plupart des premières fois. Puis, j’ai laissé là ce vœu, dans ce parc que nous avons partagé, dans ce parc qui était le sien et qui est devenu le nôtre. Car si nous avions signé un pacte fraternel à vie bien avant de nous rencontrer, c’est ce jour-là que tout s’est joué. Et ce vœu, il était pour lui, pas pour moi.

Je n’ai jamais raconté cette histoire à Fabien. Mais comme aujourd’hui le rêve est devenu réalité, j’ai envie de dire que ce jour-là, ce que j’ai souhaité à mon frère d’adoption est cet amour qu’il vit en ce moment. Cet amour fou qui lui donne des ailes en permanence et pas juste quand il s’élance du ciel parachute au dos.

Frérot, si tu savais comme ta sœurette est heureuse de te savoir amoureux. Si tu savais comme les paons sont merveilleux. Si tu savais comme le parc de Mariemont avec toi était beau. Mais tu sais déjà, je sais.

Le bonheur au bout du fil

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C’est l’heure du premier café de la journée, alors que je ne sais pas comment va s’organiser cette journée sous un ciel tristounet. Alors qu’hier le soleil était magnifique et le ciel d’un bleu incroyable parce qu’éclairé tour à tour par mes amis de Belgique Nathalie, Ricardo et Sébastien qui m’ont tous téléphoné à tour de rôle me sachant en congé, donc pas loin. Oui, à eux trois, ils auraient presque fait ma journée ! Mais j’ai été vraiment, mais vraiment gâtée hier. Des visites de Nancy, de Martine et de Carine sur MSN, de nombreux courriels d’Armando, quelques bols de café et même une sieste en après-midi.

Je n’avais rien prévu, je me suis laissée vivre. Et je suis allée de joies en joies. C’est si bon la voix de nos amis. Comme disait Nath, au téléphone, on entend les sourires dans les intonations. Et je la voyais bien, ma Nath, en entendant son accent et sa façon bien à elle de dire les choses. Soudain, il n’y avait plus 6000 km. Soudain, elle était la porte à côté et je ramassais mon sac qu’on parte se promener avec Ricardo. Et quand ça a été son tour à lui de me faire un brin de causette, nous étions déjà en juin à faire des projets, à nous inventer des itinéraires. Et encore, la distance était abolie. Pareil avec Seb. On était déjà quelque part en février quand il viendra et que je l’emmènerai voir les rues et la montagne, et les cafés, et qu’on sera là sous ce ciel d’hiver qui est si beau chez nous.

Vive les journées dont on n’attend rien et qui nous surprennent. Vive ces journées qui nous apportent du bonheur par brassées et qui donnent des ailes pour des jours et jours. Vive ces journées qui nous font oublier les rendez-vous annulés, comme c’est le cas aujourd’hui.

Oui, quelle belle journée qu’hier à partager avec les uns et les autres. Quelle belle journée qu’aujourd’hui dont je ne sais rien encore sinon que le café est bon et qu’il y aura de la musique et du rêve.

Une autre page de mes aventures belges

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Deux soirées à distribuer des CD gratuits en tant que bénévole pour la délégation Wallonie-Bruxelles au Québec. Deux soirées à offrir à ceux venus voir Saule (hier) et Jéronimo (aujourd’hui) quelque 20 artistes belges réunis sur un album qui donne un peu la couleur de la chanson belge en ce moment. Et le plaisir de pouvoir dire que ce disque est offert par la communauté française de Belgique avec la collaboration de Wallonie Bruxelles Musique représenté par un attaché commercial avec qui j’ai pu un peu causé hier et aujourd’hui. Une Québécoise qui défend la chanson belge et qui la connaît plus que bien des Belges, je crois que ça lui a plu. Il a promis de m’envoyer quelques compilations que je puisse continuer à faire de la promotion et encore plus pour me faire plaisir, je crois.

Non, je ne suis pas belge de sang, mais sûrement de cœur. Je crois que mon enthousiasme pour son petit pays a aussi plu à Gaëlle, une jeune scripte belge passionnée de cinéma ici pour un an. Nous étions jumelées pour la distribution de CD les deux soirs et nous en avons profité pour souper ensemble avant de nous diriger au cabaret du Musée Juste Pour Rire. Nous n’avions pas des heures devant nous et quand nous avons dit à la demoiselle qui faisait le service que nous allions voir Jéronimo, elle s’est tout de suite empressée de nous dire que le patron du restaurant était belge. Bien entendu, je le savais, je fréquente le lieu depuis nombre d’années et j’ai même fait la fête avec lui et quelques Belges lors de la journée Wallonie-Bruxelles en juillet. C’est bien pour cette raison que j’avais choisi le Magellan pour lieu de rencontre. Une Belge dans un restaurant tenu par un Belge avant le concert d’un chanteur belge, c’était incontournable.

Gaëlle est bruxelloise, mais elle a un gros faible pour la Meuse et la Sambre, pour le village de Namêche qui fait partie de mon parcours belge et où elle a travaillé sur un tournage. Et de fil en aiguille, parce que j’aime la Belgique, que je la connais un peu et que je m’emballe en parlant des villes et des gens, nous avons parlé de voyages, des gares, de celle des Guillemins en rénovation et de celle de Namur plutôt moderne, mais qui lui fait briller les yeux. Alors, c’est celle de Namur que j’ai choisie pour parler de Gaëlle la voyageuse. Qui, même si elle n’aime pas les plages de la mer du Nord, ira voir la gare d’Ostende sur qui le temps ne semble pas avoir laissé de traces et qui a tout de cette époque où la petite ville était la destination de choix, parce que je la lui ai vantée.

Pourquoi, me demande Denis, alors qu’il commence à parcourir page après page les aventures de Lali, dans un courriel qui vient d’entrer à l’heure où j’écris ces lignes, cette « passion » pour la Belgique ? Parce que.

Parce qu’elle est entrée dans ma vie il y a près de trois ans en jouant au scrabble sous les traits de quelqu’un qui allait devenir un ami très cher. Et que depuis, quoique je fasse, je ne trouve que des Belges (ou presque) sur mon chemin. Que parce la Belgique ne cessait d’arriver à moi, j’ai voulu l’apprivoiser, la connaître plus que superficiellement. Alors, j’ai plongé dans son histoire, dans sa littérature, dans sa peinture, dans sa musique, et je suis allée voir sur place si mon enthousiasme correspondait à la réalité. Et que de là-bas, je suis revenue encore plus séduite qu’avant de partir; que les contacts avec les habitants du pays de Brel continuent de se multiplier; qu’il y a sûrement un peu de ce pays en moi.

Et je pourrais pendant des pages et des pages continuer à parler de ce pays où j’ai été si heureuse et que j’ai quitté avec tristesse. Mais ce n’est pas un pays que j’ai laissé derrière moi, c’est plus que ça, ce sont les gens de ce pays qui m’a ouvert les bras. Et qui ont fait qu’il me tarde de les retrouver ou de rencontrer ceux qui sont entrés dans ma vie par le net depuis. Ce n’est pas demain la veille que je vais en finir avec mes histoires belges. Encore une de ces choses dont je suis certaine.

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En juin, Gaëlle rentrera à Bruxelles, nous avons quelques mois devant nous pour aller voir des films, assister à des concerts ou nous promener. Après, ce sera elle qui me fera découvrir son Bruxelles et pourquoi pas Namur qu’elle aime tant où je n’ai passé que quelques heures?

Halte en Condroz namurois

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(Photo de Luc Léonard)

J’aime ces décors de Wallonie qui me rappellent d’heureux souvenirs. La complicité, l’amitié, le partage. Faulx-les-Tombes est un de ces endroits. Il a surgi au détour d’une route. Et j’ai presque applaudi tant j’étais heureuse. Et il fallait voir la tête de Ricardo et de Nathalie pour imaginer la mienne. Je crois qu’ils n’en revenaient pas de me voir m’extasier, de tout regarder avec les yeux écarquillés d’une enfant. Et ce que c’était beau tous ces villages qui s’enchaînaient l’un après l’autre.

Il me tarde de refaire une autre de ces promenades. De ne suivre aucune route avec quelqu’un qui les connaît toutes. De faire le plein d’images qui me nourriront des mois durant.

Et si nous nous sommes arrêtés, et si j’ai été prise en photo quelque part par là, du côté de Faulx-les-Tombes, je ne mettrai pas cette photo dans mes pages. Comme je n’illustrerai pas non plus ces pages de photos des miens, famille comme amis. C’est mon choix. Non pour rester secrète. Non par fausse pudeur. Mais parce que je n’en ressens pas le besoin. Ces photos-là ne sont pas pour ici. Vous ne les verrez donc pas. Mais vous pouvez très bien imaginer ma tête. Dans ce paysage, c’est une simple image de bonheur qu’il y avait. Un sourire grand comme ça. Et mes yeux qui brillent.

Allez-y voir de plus près et prenez-vous en photo s’il le faut. Et regardez. Vous verrez l’effet de la verte Wallonie et plus particulièrement celui du Condroz namurois sur vous. Je n’en dis pas plus.

Se promener de nuit pour mieux rêver

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Et je n’avais pas envie de dormir. Non pas que je tournais en rond, incapable d’entrer dans le sommeil, mais pas envie. En moi, cette impression que j’allais rater quelque chose de la vie qui se trame. Alors, à minuit, je suis sortie. Il y avait quelques gouttes qui tombaient ponctuellement mais ce n’est jamais la pluie qui m’arrête.

Il y avait de la lumière chez Éric, un de mes voisins et j’ai salué sa petite bande réunie autour d’un souper qui s’éternisait alors qu’on entendait Aznavour. Et Éric, souriant, comme toujours, m’a envoyé la main. Jamais, je ne l’ai vu autrement que sourire aux lèvres, lui, le tétraplégique qui parcourt le domaine avec sa chaise roulante télécommandée et qui a toujours un bon mot pour tous. Et qui tous les soirs, surveille mon arrivée alors que tous les gamins du coin sont réunis sur sa nouvelle terrasse et qui les envoie souper, comme si j’étais la plus fiable des montres.

Et j’ai continué ma route en chantonnant. Celle de Nicolas qui est toujours de mes promenades nocturnes:

Je marche
Je ne sais pas où je vais
Je marche
La ville dort à moitié
Je marche
C’est peut-être pour oublier…

Et pourtant, je n’ai rien à oublier ainsi. Ce qui devait l’être est déjà classé dans la filière Z.
Mais cette chanson est depuis toujours sur mes lèvres lorsque je pars ainsi, de nuit, au hasard de la ville et de ses rues. Je rêvais. À ce que nous allions faire et voir ensemble,mes amis belges et moi, dans quelques mois. Et je rêvais à la visite de Sébastien à qui j’ai promis de la neige. Et je rêvais à ce jour où j’allais rencontrer mon ami Jean-Marc, l’homme de la nuit et des lumières. Et je me demandais si Carine s’était bien amusée, elle partie danser. Ma tête et mon cœur tournés vers l’est, comme souvent, vers cette Belgique que je vis au quotidien, malgré les 6000 km, grâce à tous ceux que j’aime qui m’alimentent en courriels, en conversations vidéo sur MSN, en conversations téléphoniques sur Skype ou en messages texto sur mon téléphone cellulaire.

Oui, ma tête était décidément tournée vers l’est. Et tout en marchant, je comprenais cette envie de ne pas dormir. J’avais ce besoin infini de regarder le ciel, celui où s’inscrivent les mêmes étoiles que là-bas, celui qui portera les avions qui nous relieront tous à tour de rôle.

Une douleur dans la hanche et le genou a ralenti mes ardeurs. Reliefs d’une récente nuit où j’ai fait un faux mouvement pour attraper le téléphone à 1h du matin. J’ai donc continué de rêver dans la baignoire et l’eau très chaude a calmé la douleur qui irradiait jusqu’à l’épaule. Si bien rêvé que j’ignore si c’est le bain parfumé d’huile de thym ou le rêve, ou alors l’un et l’autre additionnés, qui ont fait disparaître le plus gros de la douleur.

Je vais donc continuer à rêver, le résultat semble bénéfique à n’en pas douter. Et alors que coule le café, je regarde la fenêtre derrière laquelle se déroule le plus belge des temps. Oui, il pleut à souhait. Comme il pleuvait sur Liège et sur Aywaille. Et je souris. Quoique je fasse, elle me rattrape toujours, celle-là. Et quoique je chante, il y aura toujours une chanson de Nicolas Peyrac qui viendra sur mes lèvres. Il y a parfois, comme ça, des certitudes.

La gare des Guillemins vue par Antonio

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La gare des Guillemins a été ma porte d’entrée vers mon aventure belge qui, depuis, n’a cessé de prendre de la place. Et depuis, elle s’est faite de plus en plus belle pour mon retour. Et Antonio, l’homme des trains, qui a ses aises là-bas, est allé la croquer juste pour moi. Qu’elle est belle, déjà, celle qui va m’accueillir dans quelques mois!

Antonio a trouvé là un cadeau qui me fait bien plaisir et qui va me faire rêver, je le sens. D’abord, j’adore les gares et les trains. Ensuite, la gare de Liège a ce petit quelque chose que les autres n’ont pas. Un visa pour l’amitié? Peut-être bien.

Car là, ceux qui n’en sont pas loin peuvent m’attendre. Car de là, je peux partir et aller rejoindre tous les autres. Oui, cette gare qui rajeunit est bel et bien un billet d’entrée sur ce que je me promets d’avance comme des moments fantastiques. Elle qui, sous le soleil et le ciel bleu, fait plus que m’inviter: elle m’attend les bras ouverts.