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Cinq

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Cinq. comme cinq heures du matin, l’heure du réveil.
Cinq. Comme la Renault 5 de ma jeunesse.
Cinq. Comme les cinq doigts de la main, les cinq continents, les cinq océans.
Cinq. Comme les cinq sens.

Cinq. Comme le nombre d’années depuis la naissance du blog de Lali.
Cinq ans de mots, de toiles, de photos, de souvenirs, de partages, d’émotions.

Et cinq aussi comme le nombre de lettres dans le mot cœur, le mot qui revient le plus souvent au pays de Lali.

C’est pourquoi du fond du cœur je vous dirai aujourd’hui, à défaut de le faire quotidiennement, ou à tout le moins plus souvent que je ne le fais, merci.

Tout simplement merci pour ces cinq années en votre compagnie.

*toile signée Hughie Lee-Smith

Le temps d’oublier

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Et je m’endormirai avec en moi une phrase, mots épars d’une histoire qui n’est pas la mienne. Une histoire qui pourtant a pris pendant une heure ou deux toute la place. Le temps d’oublier une absence qui m’étreint plus fort que mes souvenirs.

*toile de Katya Andreeva

À l’heure où…

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Et souvent cette envie de prendre le large. De m’abandonner au vent et à l’océan. Loin de tout, de tous. Près des mots. À l’heure où les jours sont de plus en plus courts. À l’heure où j’entre peu à peu dans la léthargie de la saison à venir.

*toile de William Orpen

J’aime les regarder

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J’aime les regarder courir vers l’école le matin. Comme si là les attendaient les plus beaux secrets de l’univers. J’aime les voir se précipiter vers le parc ou à la maison en fin d’après-midi. Comme s’ils avaient tous les mystères du monde à divulguer.

Et alors, je pense à ce poème de Denis Grozdanovitch :

Formule innocente

Les petits enfants reviennent de l’école
par le sentier plein de vent qui ébouriffe leurs cheveux
soulève leurs manteaux.
Ils tiennent leurs lourds cartables
à bout de bras.

Malgré toute la tristesse du soir d’automne
qui s’accumule derrière eux dans les bois assombris
ils ne cessent de rire de gesticuler.

Grâce à la formule magique
de l’enthousiasme innocent
en cet instant sans le savoir
ils écartent facilement
les ogres.

*toile d’Edmund Adler

Question du soir

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Ces histoires dans lesquelles on se glisse, ces pages qui troublent la surface de l’eau qu’on croyait lisse, ces mots qui un à un démaillent le tricot du quotidien, comment les interpréter sans les transposer dans sa propre vie?

*sur une toile de Varvara Sosedova

Une rose bretonne pour Chantal

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Denise n’aurait pas voulu rater pareille occasion que ce jour pour la lui offrir!

Bon anniversaire Chantal!

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Puisse cette fleur toute montréalaise photographiée par Armando en août 2007 t’accompagner en cette journée qui est la tienne. Une fleur épanouie et heureuse, ce que je te souhaite d’être cette prochaine année. Sincèrement.

Je sais, je sais…

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Je n’ai pas répondu à vos courriels, je n’ai pas visité vos blogs depuis quelques jours… Mais les journées sont si courtes et j’ai consacré le peu de temps libre que j’ai à prendre des photos et à programmer des billets.

Est-ce que ces fleurs trouvées au hasard de mes promenades me feront pardonner mon retard et mes absences?

Le cadeau de Jean-Louis

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J’aime fréquenter Laurentiana, le blog de Jean-Louis. Il y a toujours là pour l’amoureuse de la littérature québécoise que je suis et qui l’ai défendue pendant nombre d’années à titre de libraire et en tant qu’animatrice à la télé et à la radio de quoi me nourrir, me donner envie de fouiner ou de relire des titres qui évoquent des souvenirs indélébiles.

Et parce que, parfois, et même souvent à mon égard, les blogueurs se montrent d’une générosité qui m’émeut, Jean-Louis a numérisé pour ma collection une lectrice peinte par le grand poète Hector de Saint-Denys Garneau dont vous avez pu lire ici quelques extraits en avril 2009.

Une lectrice tiré de ce livre dont parle avec enthousiasme Jean-Louis. Mais ce n’est pas là le seul livre dont il fait l’éloge. Faites le tour, pendant que vous êtes là-bas. Mon petit doigt me dit que vous deviendrez des habitués de l’endroit.

Une rose pour vous

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Une rose pour vous qui alimentez chaque semaine En vos mots, Armando, Flairjoy, Denise. Pour vous aussi, Chris, revenue au bercail après quelques mois de silence et Lou qui vient s’ajouter à la bande. Pour ceux qui vous lisent et qui n’ont pas encore osé se jeter à l’eau.

Une rose pour vous qui êtes là jour après jour à me lire, à me faire parvenir des photos à partager. À vous, présents, si présents, par vos commentaires et que je ne peux nommer tous.

Une rose photographiée à Sainte-Rose, la bien nommée, il y a quelques jours.

Une rose pour vous dire merci.