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Le pays de Lali a dix ans!

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Il y a dix ans paraissait le premier billet. Je ne savais pas alors que ce lieu deviendrait mon jardin, mon pays, et que j’y rencontrerais des amis. J’ignorais aussi que j’y déposerais mes souvenirs, mes rêves et mes coups de cœur.

Dix ans. L’occasion de me promener un peu chez moi et de relire certains passages. De retrouver des lieux et des instants. Et de vous dire merci. Oui, merci. D’avoir été là, depuis longtemps, pendant un certain temps, ou depuis peu.

Trinquons aux dix dernières années et aux dix prochaines!

Petite réflexion du samedi soir

LOMBARTE (Ramon) - 2

Il n’est pas vrai que les amis de nos amis sont nos amis, même si un proverbe le dit, tout comme il est rarement vrai que nos collègues soient des amis ou nous traitent comme si nous l’étions. Je l’affirme depuis longtemps. Parfois haut et fort. Même si on pose sur moi un regard noir qui en dit long si j’ose m’exprimer ainsi devant un collègue ou l’ami d’un ami. Comme si je venais de dire une méchanceté, une horreur ou un gros mot.

Et pourtant, régulièrement, j’ai les preuves de ce que j’avance : une collègue qui s’approprie une de mes idées pour en tirer profit; une autre qui, systématiquement, n’aime rien de ce que j’aime ou que je propose; ou bien celui à qui une tâche est confiée pendant les vacances de son supérieur et qui en profite pour abuser de son rôle. Ou, finalement, l’ami d’un ami qui n’aime pas partager son ami et qui l’exprime de façon plus ou moins honnête.

C’est peut-être la raison pour laquelle j’aime tant, et de plus en plus, les têtes-à-tête avec moi-même, notamment le samedi soir, alors que nombreux sont ceux qui s’entassent dans les lieux courus de la ville autour d’un verre ou d’un repas afin de pouvoir dire du mal de leurs collègues ou des amis de leurs amis. Ceux au certain regard noir, justement.

*toile de Ramon Lombarte

Fini

MELCHERS (Gari) - 2

Elle a quitté la maison où elle a grandi en laissant au grenier les livres que je lui avais offerts au fil des ans, certains avant même le jour de sa naissance et d’autres m’ayant appartenu.

Je n’avais pas compris que c’était là une sorte de fin à ce qui nous unissait, que ce n’était pas que temporaire, en attendant qu’elle ait un plus grand appartement pour y caser tous ses souvenirs.

Or ce soir, grâce à aux médias sociaux j’ai appris que ma filleule s’est mariée il y a quelques heures. De la même manière que j’avais appris ses fiançailles l’an dernier.

Il est l’heure d’accepter qu’est fini le temps où j’étais une marraine.
Même si ça fait mal.

*toile de Gari Melchers

Réflexions pour un anniversaire 1

207_001

Comme c’est aujourd’hui mon anniversaire, j’ai eu envie de partager avec vous cette carte envoyée de Toulouse par Émilie, laquelle m’a fait beaucoup rire et m’a donné l’idée de vous offrir quelques réflexions sur les anniversaires et l’âge.
Après tout, ce n’est pas tous les jours que j’ai 17 ans pour la énième fois!

Emprunt

OSTERTAG (Mary) - 2

Je me glisserais dans sa peau, lui emprunterais sa robe légère et ses cheveux au vent.
Au loin, des goélands tacheraient le ciel d’un bleu à couper le souffle.
Et je lirais les vers d’un poète méconnu tandis que les vagues viendraient mourir à mes pieds.

*sur un dessin de Mary Ostertag

Le 20 mars, ça vous dit quelque chose?

francophonie

C’est, parait-il, la Journée mondiale de la francophonie. Une journée qui a un site et au cours de laquelle des activités ont lieu. Mais quel intérêt à parler de cette journée, créée en 1970 pour célébrer la langue française, quand le même jour a lieu la Journée mondiale du bonheur?

Et pourtant, il y a 25 ans, la Journée mondiale de la francophonie avait encore un sens. J’avais même été invitée par la directrice de mon école secondaire à discuter de mon amour pour la langue française avec des jeunes de 5e secondaire.

Je me rappelle l’émotion de me retrouver dans ce lieu que j’avais quittée près de douze ans plus tôt pour n’y revenir qu’une ou deux fois, rapidement. Je me souviens de ma visite à la bibliothèque et d’un livre qui n’avait été emprunté que deux fois depuis le printemps 1978. Mon nom figurait encore sur la fiche de bibliothèque.

Je me souviens aussi du bonheur que j’ai eu à retrouver ce lieu. Je ne savais pas encore que j’allais y passer du temps pendant les deux années suivantes à titre d’animatrice du club d’orthographe à la suite de ces rencontres.

Je me rappelle surtout que cette journée était importante à l’époque, que les médias en parlaient et que les écoles s’empressaient de la souligner.

C’était avant que le bonheur prenne toute la place.

Mais comment tout cela est-il arrivé?

Pour souligner le 8 mars

ANCHER (Michael Peter) - 11

Je partage avec vous ces mots de Rebecca West :
« Je n’ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson. »

*toile de Peter Michael Ancher

Je vole

SUA (Laura) - 1

SUA (Laura) - 2

Il m’arrive parfois d’avoir une envie folle de m’échapper, de sortir du cadre rigide auquel je suis tenue certains jours et de m’envoler loin de tout ce qui me retient au sol.
L’envie, seulement. Car je connais l’antidote parfait pour contrer celle-ci. Un antidote tout simple et tellement efficace qu’il me permet pendant plusieurs heures de partir sans faire ma valise.

Je n’ai qu’à naviguer, qu’à me promener au pays des images et à me poser quand je me sens bien dans un endroit où il fait bon les couleurs et l’imagination.
Aujourd’hui, j’ai croisé l’univers de Laura Sua.

Et je vole. Je vole.

Certains soirs

left - 1

Certains soirs, me dire que certains combats sont inutiles.
Me dire qu’il vaut mieux écarter de moi la futilité de certaines existences.

Puis, me réfugier ici.
M’asseoir.
Respirer.

Ça fait parfois du bien de tourner à gauche.

Tout à fait d’accord

blessed

Je ne connais pas l’auteur de ces mots.
Je sais seulement que je suis tout à fait d’accord avec ceux-ci.