Commentaires récents
Admin:
Archives:
juillet 2026
D L M M J V S
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  
Fête des Québécois et fête des retrouvailles

drapeau

C’est la Saint-Jean, il fait un soleil magnigique et je n’ai aucune idée de comment va se dérouler la journée car il y a arrivée d’Olivier à la clé aux petites heures, chez mes parents, après de longues heures de route. Olivier, l’ami fidèle depuis plus de 25 ans, malgré la distance. Olivier, que j’ai toujours considéré comme un frère et à qui je dois tellement d’heureux moments. Des repas chez ses parents à Maisons-Alfort jusqu’à l’anniversaire de sa grand-mère à Dreux, en passant par quelques restaurants chinois et japonais et un feu d’artifice à Neuilly. Des 30 ans de Sabine autour d’une paella géante à une visite du Virgin des Champs-Élysées.

Des moments à jouer avec Léa dans le grand jardin d’Eaubonne à ce jour de mon anniversaire en 2004 où j’ai soufflé mes bougies à distance sur MSN pour Arnaud, de ces instants de pur bonheur il y en a eu tellement au fil des ans, même si éparpillés, mais toujours intenses.

Sa première fois à Montréal où on a visité une station de radio, notre virée à Ottawa en train, le poulet de la rôtisserie Laurier… Ma vie est jalonnée par ces moments partagés et heureux.

Que ferons-nous aujourd’hui ? Irons-nous voir le défilé ? Sera-t-il crevé après avoir bouffé tous ces kilomètres entre New York et Montréal ? A-t-il apporté des photos des enfants, de Sabine et de la maison en Champagne ? A-t-il déjà son idée en tête ? Je ne veux pas trop penser, je suis juste heureuse de sa folie de faire autant de route pour nous voir une journée et demie. Peu importe ce que nous ferons, je sais déjà que ce seront de nouveaux moments qui vont s’inscrire au répertoire de ceux déjà magiques que nous avons en banque.

Il y a 25 ans aujourd’hui, j’étais chez lui. Et je peux dire avec précision que ce jour-là j’ai assisté à l’émission de Pierre Bellemare à la radio et que j’avais laissé à l’animateur un drapeau du Québec. Oui, je suis douée avec les dates, je sais. Et aussi, j’aime les dates, j’aimes les souvenirs que celles-ci réveillent. Et j’ai très hâte de vivre en toute amitié la date du 24 juin 2006.

Qui n’essaie rien n’a rien

sk

Je n’imaginais pas que la réponse viendrait si vite. Quand j’ai trouvé hier sur le net François, le frère de Christine, ma correspondante bourguignonne un peu négligée, et surtout une adresse électronique où je pouvais rejoindre le vignoble de celui-ci via un autre site, je n’imaginais vraiment pas trouver au réveil quelques lignes de Christine, en réponse de celles envoyées à François hier.

Et pourtant… Il y a une Lali qui a les yeux qui brillent ce matin en prenant son café. Qui se remémore la rencontre à la gare de Dijon en 1981, le repas en famille, la dégustation dans les caves, Beaune et Nuits-Saint-Georges et la verte Bourgogne et les cerises blanches du jardin… Et l’année suivante, la fête à Tournus pour souligner la fin du bac autour d’une omelette aux pommes de terre géante pour nourrir toute la bande des copains de Christine. Et il y a quelques années, quinze peut-être, ce souper mexicain à Montréal.

Et ce matin, tout cela remonte à la surface: ce n’était pas bien loin, je l’avoue.
Et comme c’est bon de retrouver Christine.
Et je vais toutes les retrouver, toutes. Foi de Lali.

Message important

bj

Voilà ce que je vous souhaite.
La mienne sera formidable: j’en passe la majeure partie avec ma filleule. Et bien entendu, j’ai encore dressé un programme d’enfer. Une exposition de photographies en 3D des toits de Montréal; une promenade sur l’avenue du Mont-Royal; un spectacle du bluesman originaire de Vancouver Dan Livingston, si on ne s’attarde pas trop en route; et une poussée du côté des Francofolies pour aller écouter Viviane Audet. Petite bouchée et je mets Ève dans le métro afin qu’elle soit à temps pour le concert de piano d’une de ses amies. Et moi, je reste sur place, je croise les doigts pour que ce ne soit pas le déluge et je me prépare au spectacle de la grande Sophie.

Vous voyez bien que ce sera une bonne journée.
Il y aura des arts et ma filleule. Je ne peux demander mieux.

Pas étonnant que j’aie ce sourire qui va jusqu’aux oreilles.

À peine cinq heures…

volet

J’aime cette lumière du matin qui envahit la chambre, alors que la ville est à demi endormie. J’aime cette lumière qui entre dans toutes les pièces parce que je ne ferme pas les rideaux, parce que je ne descends pas les stores, parce qu’ailleurs j’oublie de fermer les volets.

J’aime ce soleil qui joue sur ma peau et qui éclaire mon bureau. J’aime lire les nouvelles, lire les courriels informatifs ou amicaux, en prenant un bol du café tandis que le soleil réchauffe mon épaule nue.

Mais je n’ai pas tous les matins ce plaisir. Il y a des matins gris, des matins sans lumières, des matins de nuage et de pluie, où la lumière ne se glisse pas jusqu’à moi. Et pourtant, je fais comme si. Je m’asseoie à ma chaise, là, juste en plein milieu de la pièce, où le soleil me darde dès 5 heures. Bien sûr, ce n’est pas tout à fait pareil. Mais c’est un rendez-vous auquel je tiens. Même si celui avec qui j’ai rendez-vous est inconstant, même s’il fixe comme il l’entend ses heures, même si l’hiver il me fait attendre.

Nous avons un rapport privilégié. Je ne ferme pas les rideaux, je ne descends pas les stores, et ailleurs je laisse les volets ouverts. Il est chez lui, il entre quand il veut. Et je lui donne mon cou et ma joue. Nous sommes de vieux complices.

Forcément suspecte

tablette

Je ne comprends pas toujours comment fonctionne la société dans laquelle je vis. Où quand tu dis que tu vas voir un film ou écouter un artiste, on te demande avec qui, et non pas le titre du film ou le nom du chanteur. C’est étrange, tout de même.

Et si on dit que personne ne nous accompagne, il faut voir les regards.
Car c’est dérangeant toutes ces personnes seules qui vont voir des choses. Suspect, même.

Et vient la sempiternelle et bête question. Il y a de beaux hommes là-bas ? Mais qu’est-ce que j’en sais et quelle importance ? Un récital de poésie, ce n’est pas une partie de chasse, pas plus qu’une salle de cinéma n’en est le terrain. Je ne porte pas de tenue de dragueuse – je n’en ai pas, justement – et où que j’aille je ne cherche pas l’aventure, enfin pas celle à laquelle les gens font référence.

Arrêteront-elles un jour ces questions ? Me demandera-t-on si j’ai aimé ma soirée et non pas s’il y avait des spécimens masculins intéressants ? Tout de même, ça n’a pas de sens cette obsession autour du chiffre deux… Ou ai-je tout faux ?

Petits bonheurs

bf1

Et puis, tout a été réparé, le petit blues est passé.
Le sourire est revenu, car il ne sait pas me quitter bien longtemps.

Une assiette de riz espagnol, un téléphone de Lyne, quelques pages d’un roman, et j’ai dormi en paix.

Je n’aime pas me sentir comme je me suis sentie hier. Je n’aime pas me sentir démunie au point de ne pas être capable de m’émerveiller, ne serait-ce qu’une heure, et même devant une broutille. Non, je n’aime pas cette incapacité à ne pas me laisser envahir par une émotion douloureuse.
Mais heureusement, elle n’a pas duré.

Et la journée a été belle. Comme elle devrait toujours l’être, même si on a des soucis, même si une parole nous blesse parfois, même si ça n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait, même si… Et aussi parce que.

Parce que la vie est là, qu’on est en santé, qu’on peut marcher, que nos yeux peuvent s’émouvoir d’un ciel aux teintes changeantes, parce que nos oreilles sont aptes à capter cette musique derrière une porte qui fait danser dans les escaliers. Parce que s’arrêter à ce qui ne va pas, c’est automatiquement grossir la chose.

Et si ma vie est imparfaite, et si mes rêves ne s’accomplissent pas dans le délai escompté, je puis au moins me réjouir du fait que je suis en vie et que je rêve encore. Me réjouir à la pensée que la piscine ouvrira bientôt, sourire à l’idée de la musique qui envahira les rues de Montréal dans une semaine, écarquiller les yeux devant tous ces bonheurs à venir.

Et me faire couler un bain tiède, m’y installer avec un livre qui me fera voyager. Parce que la vie, je persiste à le dire, est belle, si on sait profiter des petites joies qui s’offrent à soi, sans espérer LE bonheur à tout prix, car il nous file parfois entre les doigts quand on ne sait pas additionner tous ces petits bonheurs, plus précieux que ce supposé bonheur…

Petit blues… mais ça va passer

ile

Quelqu’un, quelque part, je ne sais pas comment, a saboté une partie de mon travail. Une petite phrase qui était pourtant bien en français dans le document révisé et envoyé à qui de droit s’est transformée toute seule et apparaît désormais en anglais. J’ignore comment de telles choses se produisent. Je sais seulement que cette erreur qui n’est pas la mienne me reste sur l’estomac.

« C’est bien de se dire je sais pas
Apprenez-moi, apprenez-moi »
(Peyrac, toujours lui…)

Et je n’ai pas peur de dire que je ne sais pas, mais je ne prendrai pas les fautes des autres sur mes épaules, mes erreurs me pèsent assez sans ça. Si je sais, je sais. Si je ne sais pas, je le dis. Je ne clame pas tout haut mes bons coups, mais surtout je ne blâme pas les autres pour ce dont je suis responsable.

Et c’est peut-être parce que je suis ainsi que j’ai du mal avec ce genre d’incident qui, je le crains, risque de se reproduire. Et qui, en cette minute, gâche mon début de soirée, parce que je n’arrive pas à me le sortir de la tête.

Que vais-je bien écouter ou lire pour faire le vide dans ma tête ? Je ne veux pas devenir obsessive, je sais que c’est facile de le devenir. Allez, un grand bol de café, déjà, et on verra pour la suite. Je ne vais quand même pas filer sur une île déserte !

Libraire à mes heures

chrisbolan

Il s’est vraiment passé quelque chose aujourd’hui. Une chose à laquelle je ne m’attendais vraiment pas.

Je suis allée chercher un livre que j’avais commandé à la librairie que j’ai choisie, non pas une librairie faisant partie d’une de ces méga chaînes impersonnelles, mais une librairie où il fait bon. Et c’est là que c’est arrivé. Je ne suis plus libraire de fait, mais libraire dans l’âme. Je ne rangerai plus de livres sur les rayons, je ne fairai plus d’inventaire de sections, je ne préparerai plus de commandes. Tout ça est bien fini. Je ne conserverai de ce qui a été ma vie pendant plus de 20 ans que ma passion à parler des livres, que ce goût de partager mes lectures et de faire connaître des auteurs.

Et je n’ai ressenti aucun manque, aucune nostalgie quand j’ai réalisé ça tout à l’heure. Ça n’a été qu’un constat. Je suis redevenue une lectrice, non plus une libraire. Une lectrice comme celle de la toile de Chen Bolan, qui lit dans sa baignoire, et ailleurs. Il est bien que « lalibraire » soit devenue Lali. Car il y aura toujours une libraire en moi, mais plus une libraire pratiquante, alors plus besoin de nom au long.

Pas de choc, pas de tristesse. La roue tourne, ma vie est ailleurs.
Dans ma baignoire, sur un banc de parc, dans le métro, à lire. Et ici et auprès de ceux qui me demandent encore conseil. Profession réviseure/traductrice, libraire à mes heures.
Tiens, je souris.

Marre des billets pour deux

mv

Pourquoi tout fonctionne par paires, dites-moi? On ne gagne pas une place au cinéma ou au théâtre, mais deux. Et si c’est un voyage, c’est aussi pour deux. Toujours deux. On ne pourrait pas avoir un seul billet pour deux films ou deux pièces ou deux voyages pour une personne?

Je sais bien que ça ferait des mécontents, mais ça ferait mon bonheur. C’est toujours un casse-tête de trouver quelqu’un à qui offrir le billet la veille ou le jour même de l’événement. En tout cas, pour moi qui n’ai pas de chevalier attitré – heureusement, mais là c’est un autre sujet – et qui n’aime pas passer des heures au téléphone à chercher celui ou celle qui sera libre, ce serait une merveilleuse alternative que de me voir offrir deux billets non pas pour la même représentation mais pour deux spectacles.

Le téléphone a sonné vers 15h30 pour tout vous dire. Des billets de théâtre pour ce soir. J’ai dit d’offrir le second à quelqu’un d’autre. Bien sûr, j’aurais pu faire le bonheur de quelqu’un, mais avec un délai si court, c’est d’une complexité… Alors, je préfère y aller seule. Et ce n’est pas que ce soir que je préfère qu’il en soit ainsi, c’est en général. J’aime voyager seule. J’aime aller au cinéma seule. J’aime aller au théâtre et au musée seule.

Je ne dis pas que je déteste la compagnie, il ne faut pas pousser, mais je ne suis pas en « punition » quand je sors seule. Je ne suis pas malheureuse non plus, loin de là. J’aime la compagnie, mais j’aime encore mieux la solitude. Et ce n’est pas d’hier. Même enfant, j’organisais des jeux pour ma sœur et les amis, et quand je voyais que tout se déroulait bien et qu’on n’avait plus besoin de moi, je m’isolais avec un livre en jetant un œil de temps en temps.

Ne me dites pas que le monde va par paires, je n’y crois pas. Mon monde à moi, ce sont les autres, ceux que j’aime, mais aussi, moi, et et non pas moi accompagnée. Et ce soir, j’irai seule au théâtre, comme jeudi j’irai seule au vernissage de Danielle, et seule aussi au récital de poésie de vendredi prochain.

Il serait temps de revoir les concours et de proposer une autre formule. Je le redis : deux billets pour une même représentation OU un billet pour deux spectacles différents. Mais bon, qui sera le premier à innover? Et quand?

En manque de livres

wr

Ma semaine de travail est terminée. Et je n’ai qu’une envie pour ma journée de demain: lire… et au lit, en plus !! Besoin de caresser la couverture d’un livre, de tourner les pages, de me laisser emporter par une histoire ou une autre. Besoin de me faire plaisir. Car mon trajet trop court ne permet pas de lire, même s’il me permet d’être chez moi relativement tôt.

Oui, besoin d’apporter deux ou trois bouquins au pays des oreillers et de ne pas choisir. Besoin de mots, de réflexion, de création. Une certaine avidité, même, pas juste un besoin.

Parce que je n’ai pas encore tout à fait adopté un rythme ni un horaire qui privilégient des moments avec les livres. Parce que je suis encore dans le début d’une nouvelle vie que j’apprivoise.

Il me faut des livres. Et demain, inutile de me chercher, c’est avec eux que je serai. Peut-être même tout à l’heure, quand j’aurai soupé. Ils m’ont manqué cette semaine, même si j’ai lu quelques pages chaque soir. Oui, ils m’ont manqué, alors que me manquent rarement les gens que j’aime, puisque ceux-ci sont en moi, partout, en tout temps, sans que je ne souffre de leur absence.

Vivement lire sans regarder l’heure…