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Le lac de grand-papa

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Le lac Mégantic est-il vraiment le plus beau lac du Québec ? L’est-il pour beaucoup ou seulement pour une poignée de gens qui, comme moi, y ont des racines ? Car c’est là qu’est né mon grand-père, près du lac Mégantic, dans la municipalité éponyme où son père, parmi les premiers arrivants, en a été le premier notaire et aussi le maire. Si bien qu’une des rues porte son nom aujourd’hui.

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C’est aussi là que mon grand-père, mon héros, le rebelle au sein de cette famille, a fait ses 400 coups, si bien qu’il n’a jamais mangé dans la belle salle à manger, pas très souvent dans celle des jours ordinaires et régulièrement à l’office avec les servantes qui le couvaient et le gâtaient. J’aime qu’il ne soit pas plié aux conventions et qu’il ait fait plus souvent qu’autrement fait à sa tête. J’aime les histoires où il n’est pas raisonnable. Ainsi, cette fois où il a assommé le professeur de piano avec le banc parce qu’il n’avait pas aimé un coup de règle sur ses doigts: c’est pour ça qu’il est devenu tromboniste. J’aime cette histoire où il est parti à la guerre sergent – comme tous les étudiants universitaires de l’époque – et où il est revenu simple soldat, suite à quelques plaisanteries pas du tout appréciées.

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J’aime ce lac pour sa splendeur, pour la paix qui s’en dégage. Je l’aime aussi pour les saisons qui passent sur lui et lui conservent sa majesté. Et je l’aime sûrement bien davantage parce qu’il a vu grandir celui qui a été le héros de mon enfance. Celui qui a accepté de jouer le patient pour la garde-malade au stétoscope en plastique. Celui qui faisait semblant de se perdre – semblant, peut-être pas, grand-papa n’avait pas du tout le sens de l’orientation – et qui était tout fier que sa petite-fille de trois ans le ramène à la maison. Celui qui ne laissait jamais tomber une grille de mots croisés et qui pouvait chercher des heures pour la compléter. Celui qui n’avait aucune patience mais qui adorait ses petites-filles au point de quasi tout leur permettre. Celui qui, dans un cadre, est le premier à trouver sa place quand je m’installe quelque part. Je sais qu’il veille sur moi comme personne.

Je n’ai pas besoin du lac pour penser à grand-papa, mais je crois qu’il me fallait le montrer pour parler de lui et dire à quel point il est présent. Dire à quel point il m’a faite, et tout ce que je lui dois. Et combien je l’ai aimé, combien je l’aime et combien je l’aimerai toujours.

Les montagnes de Caroline du Sud

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Je ne connais de la Caroline du Nord que la partie qui longe l’Atlantique pour avoir traversé l’état plus d’une fois, enfant, en direction du sud. Je n’avais jamais imaginé qu’à l’ouest on pouvait trouver des montagnes et de petites villes où les galeries d’art foisonnent. Et pourtant, grâce au Postcrossing, cette chaîne d’échange de cartes postales qui me fait voir du pays, j’ai découvert hier ce coin qui m’était inconnu.

C’est une artiste locale, Ann Vasilik, qui a peint l’aquarelle représentant Ashville, la petite ville au pied des montagnes. Une bien jolie toile qui donne envie d’y entrer à cause de ses couleurs vives invitantes. Une toile qui donne envie d’aller à l’ouest du connu.

Je n’aurai pas assez d’une vie pour voir tout ce que je veux voir, pour apprendre d’autres langues et pour étancher ma soif d’apprendre. Signe qu’il me faut profiter de chaque minute pour ne cesser de découvrir. Des lieux, l’Histoire et les gens.

Une petite lectrice qui suit mes traces

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Faut-il avoir aimé les livres depuis le plus jeune âge pour aimer lire adulte ? Faut-il avoir baigné dans les encyclopédies pour avoir en soi un goût insatiable pour la recherche ? Faut-il avoir avoir appris enfant le respect de l’objet livre pour que des années plus tard on y fasse toujours attention ?

C’est à cela que je pense devant la toile d’Isabelle Gervet. Car il y a dans cette gamine qu’elle a peinte toutes les semences pour que celle-ci devienne plus tard une dévoreuse de livre. Elle sait déjà faire abstraction de tout ce qui est autour pour se concentrer sur ce qui va alimenter son imagination des heures durant, voire des jours. Elle est déjà dans un monde qui n’appartient qu’à elle et qui deviendra à la fois son refuge et sa porte d’évasion.

Il me semble que dès que j’ai su lire ma vie d’enfant a pris un sens. Déjà sociable à mes heures, donc pas en permanence, j’avais trouvé là une façon de m’extraire d’activités de groupes qui ne m’allaient guère. J’avais trouvé là quelque chose qui n’allait plus me quitter, même si je ne le savais pas, comme ne le sait probablement cette petite lectrice toute à sa lecture.

Ce sont d’abord les images qui ont attiré mon attention: je ne connaissais pas encore le pouvoir évocateur des mots. Et je pouvais rester là, des heures durant, devant la page des costumes de toutes les époques, à inventer des histoires, à imaginer, alors que je n’avais pas plus de trois ans. J’ai même, un jour, dérobé une de ces pages qui illustraient la mode à travers les siècles pour la mettre sous mon oreiller. Scandale ! Mon grand-père n’allait pas permettre ça et c’est pour cette raison qu’il m’a appris les lettres, puis les mots. Lire allait faire que j’en finisse avec les images, croyait-il.

Non, je ne déchire plus les pages des livres pour m’approprier une image qui me plaît, mais j’aime toujours autant inventer des histoires à partir de toiles ou de photos. C’est ce que je fais ici depuis des mois…

A-t-elle aussi subtilisé des images, la petite lectrice de la toile ? J’aime à penser qu’elle a suivi mes traces et que la passion de lire ne la quittera pas. Oui, je sais, je suis encore en train d’inventer une histoire.

Nudité et lecture

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Étrange que j’aie pu vivre avec quelqu’un qui ne supportait pas la nudité, pas plus la sienne que la mienne. Qui trouvait indécent de ne pas se vêtir quand on est chez soi et qui ne serait jamais sorti nu de la salle de bain. Oui, étrange. Comme quoi au nom de quelque chose qui a peut-être été une forme d’amour, mais que j’appellerais davantage de l’altruisme et de la cohabitation, j’aie délaissé une part de moi pour ne pas offenser celui qui partageait mon quotidien.

Bien sûr, s’il n’était pas là, j’en profitais. Je me promenais en tenue d’Ève et je lisais allongée sur le lit, sur le sofa ou dans ma chaise de lecture. Pas de sourcil qui se fronce de me voir ainsi; comme si j’avais été indécente ou tellement peu attirante qu’il faille cacher ma peau aux regards.

Quelle belle liberté de vivre seule aujourd’hui, de ne pas héberger un copain, de ne pas fermer les portes. De me retrouver, telle la lectrice de Lesley Kabelac, à l’aise, surtout cet été où il a fait si chaud et où j’aimais en même temps que je parcourais romans ou magazines, sentir l’air venu du ventilateur sur ma peau nue.

Elle est belle, cette lectrice. Et si jamais quelqu’un la trouve indécente, c’est SON problème. Il ne voit pas la concentration et le plaisir qui se dégagent du visage, il ne voit que la blancheur des seins dans tout ce bleu. Il ne voit pas la liberté de celle qui lit. Il ne perçoit rien de ce qu’elle vit, les yeux détournés de ce qui n’est pas l’objet de cette toile.

Nombreuses sont les lectrices nues, certaines posant délibérement pour ceux qui les peignent. Oui, nombreuses, mais pour la plupart totalement absorbées par le double plaisir provoqué par la nudité et la lecture. Prêtes pour un autre plaisir si jamais ? Libre à vous de l’imaginer. La nudité est déjà un plaisir en soi qui ne demande pas nécessairement autre chose.

Quand la mort frappe ceux qu’on aime

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Elle nous laisse démunis, qu’il s’agisse de celle d’un proche ou d’un membre de la famille de gens qui nous sont chers. On voudrait trouver les mots qui réconfortent et aucun ne semble exprimer le sentiment qui nous habite. Et là, en cette heure où Patrick a perdu son père et Christel son grand-père, la seule chose que je voudrais faire m’est inaccessible.

Je voudrais, comme quand Gaëtan m’a annoncé la mort de Denis, tout simplement les serrer tous les deux contre moi et ne rien dire; juste qu’ils sentent que je suis avec eux et qu’il n’est pas besoin de dire quoi que ce soit. Mais je ne peux rayer les 6000 km et je n’ai que les mots pour dire que je pense à eux.

Et je n’ai que des mots, peut-être pas les bons, pour dire comme nous le dirons tous que je suis là… Mais je sais d’avance que ni Christel ni Patrick ne montreront leur plaie ouverte ni n’étaleront leur chagrin, et qu’ils laisseront au temps faire son œuvre.

Quelque mort qui traverse notre vie laisse ses marques. L’absence, bien évidemment. Mais aussi tous ces gestes instantanés de prendre le téléphone et qui vont s’arrêter en cours de route. Et toutes ces occasions de se réunir et où celui qui n’est plus là prendra au début toute la place. Puissent ces repas sans lui donner à Patrick et à Christel l’occasion de raconter des anecdotes qui font sourire. C’est ce que je souhaite pour eux. Que le choc passé ils puissent repenser à cette fois où, à cette remarque, à un sourire, aux éclats de rire. Car les heures de bonheur et d’heureux souvenirs sont toujours plus nombreuses que les heures de deuil.

Un sommeil perturbant

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Est-ce la fatigue accumulée, la canicule assommante des derniers jours ou de réaliser que ma chute au beau milieu d’un boulevard tout à l’heure aurait pu être plus grave, qui a fait que je me sois endormie comme une masse à peine rentrée ? Je sais juste que je m’éveille un peu confuse, ne sachant trop comment analyser ce sommeil non réparateur et peuplé de rêves.

J’ai, en quatre heures, fait le tour de ma vie des derniers mois, dans des rêves décousus où se mêlaient divers protagonistes qui, d’habitude, n’ont aucun lien les uns avec les autres. Curieuse impression. Mais surtout très mauvais sommeil. Et qui m’empêchera, de plus, de retrouver les bras de Morphée à l’heure habituelle. Et de plus, j’ai chaud comme si je faisais de la fièvre.

Je n’arrive pas à expliquer comment j’aie pu tomber comme une masse. Assommée.
Et pourquoi je m’éveille dans un tel état de confusion et perturbée. Surtout que ça fait une éternité que pareille chose ne m’était pas arrivée. Oui, des heures à tourner en rond, oui, un mauvais sommeil, mais rien qui ne ressemble à cet état de lassitude après m’être étendue pour ce que je pensais être une sieste réparatrice.

Je crois qu’il va me falloir un bon bain pour tirer cette histoire au clair, pour démêler les fils enchevêtrés d’histoires parallèles, pour surtout tout à l’heure vraiment dormir.

C’est bon de partir travailler!

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J’aime travailler, ce n’est un secret pour personne. Et même quand ça n’allait pas et que je ne me sentais pas appréciée par mon ex-patron, c’est le cœur vaillant que je partais pour la librairie. Car je savais que ce travail je le faisais bien, parce que je l’aimais et que j’étais motivée par ce que j’allais faire partager avec mes clients.

Je vis désormais un quotidien dans lequel je suis beaucoup plus à l’aise et où le mot équipe a un sens. Nous collaborons les uns avec les autres, nous nous parlons, nous échangeons. Oui, la plupart du temps, je me retrouve seule – ou avec Francine – dans mon bureau où j’ai accroché une affiche du Taj Mahal et installé en fond d’écran un canal de Bruges. À décortiquer des textes, à me battre avec la terminologie scientifique par moments, à chercher dans les grammaires et les dictionnaires une précision ou un détail, à creuser pour rendre des traductions claires et exactes. Et j’aime ce travail de moine, comme j’aime les gens avec qui je travaille et ce bureau où nous nous sommes réunis jeudis pour souligner notre installation définitive. Il n’y a beaucoup de gens, si on y pense vraiment, avec qui il est aussi agréable de travailler que de partager des loisirs. Et pourtant, c’est bien le cas. Et ce soir, nous irons manger tous ensemble, pour souligner les vacances à venir de trois d’entre nous.

Ce n’est qu’à la revue littéraire que j’aie vécu quelque chose qui ressemble à ça. Pas au quotidien, comme c’est le cas maintenant, mais ponctuellement, au hasard de réunions ou de soupers,

Oui, je suis contente d’aller retrouver mon bureau, même si je devrai me battre avec des mots comme mésenchymateuse, méthylation, kinase et curiethérapie. C’est un beau défi.

Une roue qui tourne

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Dans quel sens la roue tourne-t-elle ? Vers la droite ? Vers la gauche ?
Elle est ce qu’on veut qu’elle soit. Comme la vie peut l’être, en mouvement dans un sens ou dans l’autre, ou alors fixe, c’est selon le regard qu’on pose sur elle.

Ce que je vois ce soir dans cette roue aux multiples sens, c’est ma vie qui a changé de sens, mais qui continue à tourner. Ou plutôt que moi, j’en ai changé le sens.

Ce soir, dans cette roue, je vois ces collègues qui sont devenus mon quotidien mais encore plus: des amis. Et je leur dis merci pour cette fête pour souligner l’installation de notre bureau, pour la complicité qui nous unit, pour la confiance qu’il y a entre nous, et tous ces moments de partage passés et à venir.
Ce soir, je les vois tourner avec moi et nous faisons partie de ce même voyage. J’ignorais à quel point j’avais besoin de ressentir cela à nouveau. Mais qu’il est bon de pouvoir travailler en harmonie et de souligner que nous sommes en vie avec les mêmes personnes.

L’amitié après l’amour

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L’amitié après l’amour existe vraiment. Pas chaque fois, pas quand la rupture est venue après les crises et les tourments, pas quand un des deux a été si démoli ou blessé qu’il lui faille du temps pour reprendre possession de lui-même. Pas dans la plupart des cas, en fait.

Mais je sais – et c’est quelque chose que j’ai senti le jour-même où le rêve amoureux s’est terminé – qu’il existe une véritable amitié entre le corsaire de la Meuse et moi. Que celle qui est née bien avant l’amour a retrouvé hier soir ses couleurs d’avant, cette complicité et ce partage du départ. Qu’il fallait peut-être laisser le temps faire son œuvre, comme d’aucuns se plaisent à le dire.

Et quelle belle surprise que cet appel de l’homme de Dinant, de Namur et de Ciney, hier soir. Quelle belle conversation téléphonique, sincère et chaleureuse. Les kilomètres n’avaient plus cours, les minutes s’égrenaient sans qu’on les compte, et les mots ont défilé au fil des nouvelles de part et d’autre.

Quand j’ai posé le récepteur, une heure et demie plus tard, je souriais. Le fil n’était pas défait, malgré les mois de silence ou de très, très brèves conversations. J’ai retrouvé hier celui qui savait parler de lui et de ce qu’il est. J’ai retrouvé hier celui attentif aux autres, que je croyais un peu disparu. Mais non… Et tandis que nous discutions, je revoyais toutes ces images d’une journée parfaite de mon périple belge. Une journée d’amitié, de découvertes, où chacun de nous, Ric, Nath et moi, ne nous leurrions pas sur ce que nous sommes.

La vie nous a sûrement changés un peu, depuis. Mais nous sommes foncièrement les mêmes que ce jour de juillet. Et qu’était bonne cette conversation. Comme Ric me le rappelait si bien, il vaut mieux avoir vécu ce qu’on a vécu même si c’est fini que de ne pas l’avoir vécu. Et j’ajouterai peut-être que si nous n’avions pas vécu tout ça, nous ne pourrions peut-être pas vivre ce que nous vivons maintenant: une amitié saine et généreuse.

Voyage au pays des trains avec Olivier

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Ça y est, j’ai enfin vu le Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant avec ses grosses locomotives, ses voitures de luxe, celle qui servait d’école, un train à vapeur, un chasse-neige et des tramways. Ça fait plus de 20 ans que je dois le visiter. Mais je ne serais jamais allée là-bas sans Olivier. C’était quelque chose qu’on s’était promis de faire ensemble et nous l’avons fait.

Mon ami qui aime les locomotives et les trains miniatures a été ravi, je crois. Et moi aussi, de nous retrouver après toutes ces années et de constater que cette amitié qui nous unit n’a pas pris une ride. Qu’il est toujours aussi bon de découvrir ensemble un lieu, de partager des émotions, de se raconter.

Nous avons dû changer depuis ses vacances de Pâques montréalaises en 1980. Et pourtant, il y a quelque chose d’intact entre nous. Il est toujours aussi curieux des pays qu’autrefois, toujours aussi épris des gares et des trains. J’aime toujours les livres, les voyages et la chanson française, et notamment Nicolas Peyrac, ce qui a fait sourire Olivier. Notre longue amitié en est une de fidélité envers nous. Elle est aussi en quelque sorte l’amitié de deux personnes qui sont restées fidèles à elles-mêmes toutes ces années.

J’ai fait hier et aujourd’hui provision de souvenirs. Le musée, la longue promenade dans le vieux port, le souper au champagne avec mes parents, le feu d’artifices dans ce parc de Montréal-Nord où j’ai vu mon premier feu de la Saint-Jean, à trois ans, terrorisée, sur les épaules de mon père, le déjeuner au restaurant, la visite chez le disquaire où il m’a offert Moby et moi Nicola Ciccone.

Je regrette souvent qu’il nous faille traverser l’un comme l’autre l’océan pour nous voir. Je regrette aussi de ne pas voir grandir ses enfants et de ne pas aller au marché avec Sabine comme nous avons pu le faire lors de ces vacances de 1997. Mais il y a quelque chose de si fort entre Olivier, les siens, ma famille et moi que ni les kilomètres ni les années n’ont su effacer ce qui a été semé. Et je ne peux imaginer qu’un jour quelque chose changera entre nous.

Vivement 2007 pour retrouver mes amis belges et pour une escapade champenoise. Ma chambre m’attend.