Une année que je souhaite douce, avec des moments pour soi et pour les autres. Une année qui fasse en sorte que la paix devienne une réalité et cesse d’être un souhait. Une année plus simple et plus facile que celle qui se termine.
Une année que je souhaite inspirante et motivante. Et bien évidemment, en santé. Une année étonnante, aussi. Pouquoi pas?
Une année que je me souhaite avec vous. Quotidiennement, Tout simplement.
Me voilà en congé pour six jours. Sans me brancher à l’ordi du bureau. Sans lire mes courriels professionnels. Sans communiquer avec mon équipe. Choses que j’ai faites la semaine dernière, même si j’étais en vacances.
Je n’ai pas eu le choix. Il m’a été impossible de tout régler avant le 16 décembre à 17 h. Mais bon, je n’ai pas travaillé plus d’une heure par jour, question de régler une certaine quantité de détails et de problèmes divers pour ne pas avoir à le faire le 3 janvier.
Mais là, pas question de jeter un œil à ce qui m’attend avant le premier mardi de janvier. Nos bureaux d’un bout à l’autre du pays sont fermés pour la semaine.
Lecture, envoi des dernières cartes de souhaits, farniente. Voilà comment j’utiliserai cette semaine de vacances. Ça pourrait être pire, non?
Les pneus de ma voiture sont enlisés dans la glace. Pas moyen de la déplacer. Les crampons ne suffisent pas à la tâche pour éviter de tomber. Une canne avec un pic s’est avérée nécessaire, voire essentielle, pour faire le court trajet entre la rue et la porte. Or, la glace ne m’empêchera pas de fêter Noël avec les miens aujourd’hui. Ni les rafales. Ni le froid. Nous aurons du champagne, bien entendu. Et de l’amour pour nous réchauffer.
Je vous souhaite un doux Noël en compagnie des vôtres. À l’ancienne, à l’image de ces cartes postales d’une autre époque si vous le souhaitez. Tout en chansons, si cela vous chante. (Je sais, le jeu de mots est un peu facile, mais je n’ai pas su y résister.)
Nous avons, en plus des jours fériés et de trois journées
personnelles par année, ce qu’on appelle des « journées axées sur
soi » pour nous reposer ou faire quelque chose dont en a envie. Elles sont
au nombre de trois ou de quatre, selon ce que décident l’équipe de direction et
les Ressources humaines.
Aujourd’hui est l’une de ces « journées axées sur soi ».
Et me voilà forcée de prendre davantage soin de moi que je ne l’aurais fait en
pareille journée. Pas de courses. Rendez-vous chez la coiffeuse annulée.
Je suis tombée deux fois sur la glace, malgré les crampons à
mes bottes. La première, en sortant de chez moi, alors que je comptais me
rendre à ma voiture. La deuxième, en rebroussant chemin.
J’ai la tête solide malgré le choc puisque mes pieds se sont
tout simplement dérobés sous moi, provoquant un atterrissage remarquable, mais
non remarqué. Aucun de mes voisins ne s’étant aventuré à sortir sous la pluie.
J’ai aussi un genou un peu esquinté. Enfin, douloureux, disons. On verra dans
les prochaines heures s’il devient bleu.
Je ne vais donc plus bouger ou du moins, je ne compte pas mettre le nez dehors. De la glace sur mon genou, du café, un livre. Ce sera suffisant.
Il y a 17 ans, j’étais encore libraire, j’avais passé trois
semaines en Belgique au cours de l’été précédent et j’avais toujours deux ou trois livres
en cours de lecture.
Je ne savais pas que ma vie allait changer dans les semaines
suivantes. J’ignorais jusqu’au monde des blogues, du moins de l’intérieur. Et
puis, on m’a offert ce blogue en cadeau. Il y a 17 ans aujourd’hui.
Depuis, le pays de Lali est devenu mon refuge, l’endroit où
je me raconte, où je partage mes coups de cœur, des images, des mots, des
photos.
Depuis la disparition temporaire de celui-ci, en août 2021, j’ai
eu moins le goût de laisser des traces. Moins le temps aussi, trop prise par
mon travail. Et puis, depuis quelques semaines, je retrouve cette envie d’écrire
des billets, de faire découvrir des artistes, de me poser un peu ici et pas ailleurs.
Je devrais donc être plus présente. Je pense que c’est nécessaire
à mon équilibre. C’est ce que j’ai appris en me promenant au pays de Lali et en
relisant quelques-uns des 35 000 billets publiés au fil des ans.
Merci d’être là, de me suivre régulièrement, certains depuis au moins 16 ans, ou de vous arrêter ici de temps en temps.
Onze degrés sous zéro ce matin. Je savais bien que cela allait arriver. Mais si vite? Pas vraiment. Ou alors, j’ai écarté cette possibilité de mes pensées.
Pourtant, tous mes gros pulls sont prêts, eux. Et ce, depuis quelques semaines. Ils ne craignent pas le froid.
Bleu royal, vert émeraude, gris, rouge, rose pâle, pêche, à pois, à rayures, ils attendent que je les choisisse. Ils auront leur tour plus d’une fois dans un pays où l’hiver dure six mois…
Et puis cette envie de poèmes qui me revient. Ce désir de me perdre dans un recueil. De me laisser imprégner par les mots, les images, les couleurs. Grâce à une suggestion de mon amie Éloïse.
Il fait noir. Mais pas aussi noir que vendredi à la même heure. Le passage à l’heure d’hiver s’est fait sans difficultés. Du moins, on verra si c’est bien le cas au fil des jours.
Pour l’heure, j’ai déjà examiné à quoi devrait ressembler la journée, si les choses se maintiennent. Ça devrait aller.
Je sais pourtant que le calme avant la tempête fait partie des possibilités, et qu’il n’est pas rare que ce qui semble simple se complique.
Mais je n’ai aucune envie d’y penser. Je préfère me servir une tasse de café, écrire deux ou trois cartes postales et regarder le soleil se lever.
Je suis souvent, très souvent, dans ma bulle. Avec mes cartes postales, mes livres, mon koala en peluche et une tasse de café ou de thé. Enfin, en dehors des heures de travail, des journées trop longues passées devant mon écran, à faire souvent l’impossible pour satisfaire les uns et les autres. Ces collègues qui croient que des traductions se font en claquant des doigts ou qu’un document peut être révisé en criant ciseaux.
C’est peut-être parce que je suis fatiguée de toujours être à la merci des urgences de dernière minute que j’aime retrouver ma bulle, m’y installer, ne pas sortir.
Il est vrai que ma vie culturelle en a pris un coup depuis la pandémie. Et si celle-ci m’a manqué au début, ce n’est plus le cas. Je retournerai au théâtre et au cinéma. Sûrement. Mais pas tout de suite.
Je veux d’abord retrouver plus régulièrement le pays de Lali. Parler de mes lectures. De moi. De mes trouvailles. Il y a tant de choses que j’ai envie de raconter. Tant de souvenirs que je veux partager. Tant d’anecdotes qui jaillissent au détour d’une carte postale, d’une phrase, d’un tableau, que j’aimerais déposer ici.
Pour l’heure, ce sera une tasse de café. Puis, je regarderai par la fenêtre les enfants pressés de se rendre à l’école. Et je sourirai. Tout simplement.
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