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Les lectrices de contes de fées

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Il y a des gens si élitistes, si embrigadés dans leurs convictions, si engoncés dans le qu’en-dira-t-on, qu’ils n’avoueront jamais qu’ils écoutent en cachette des comédies sans prétention pour ne pas détruire leur image d’intellectuels, versés dans le cinéma de répertoire. Il y en a aussi qui connaissent le nom et le goût de tous les plats compliqués, mais qui ne diront jamais, surtout pas, que parfois des frites mayo, c’est tout ce que ça prend pour être heureux. Et d’autres aussi qui ne jurent que par les grands auteurs et qui ne lisent que ce que la critique louange. Tous des gens compartimentés, qui boudent leur plaisir, et qui oublient de vivre tout court. Qui ont oublié qu’une glace à la vanille qui dégouline sur les doigts vaut bien – et souvent plus – que tous les plats savamment préparés. Qui ne croient pas que l’art est ailleurs que dans les musées et que s’il n’est pas cautionné par les spécialistes, il n’a aucune valeur.

Comme ils se privent! Comme ils taisent en eux la vie. L’art est dans les musées, oui. L’art est aussi dans les premiers dessins d’un enfant. L’art est aussi dans ces lectrices de contes de fées de Carmen Keys qui rappellent notre enfance.

Tant pis pour ceux qui sont revenus de tout et qui boudent leur plaisir. Dommage pour leur regard qui se ternit. Je ne serai jamais de ceux-là.

Courrier du jour

afd

Elle aime, bien avant que le jour ne soit tout à fait là, lire le courrier de la veille au milieu des coussins. C’est sa manière bien à elle de commencer sa journée. Là où d’autres se précipitent sur les lettres, parfois même dans l’escalier et avant d’entrer chez eux, elle agit bien autrement. La lectrice d’Anne Farrall Doyle préfère attendre au lendemain. Ne pas lire les lettres dans la précipitation, mais bien dans le calme, en les dégustant, comme elle dégustera aussi son café. Parfois, il y a de longues lettres : certains de ses amis aodrent tout raconter sans négliger le moindre détail. D’autres fois, ce sont des cartes postales parties de l’autre bout de la planète. Certains jours, des photos.

Pour moi, un peu de tout cela, si je compte les courriels en plus des missives et des cartes. Et au menu du jour, de magnifiques photos prises par Denise, ma lectrice suisse. Si elle le veut bien, j’installerai ici une de ses photos pour partager avec vous un peu de cette Bretagne qu’elle a tant aimée.

Certains jours, j’entrerais dans une toile

giroud

Certains jours, j’entrerais dans une toile pour n’en plus bouger. Je la choisirais probablement douce et paisible, peut-être pour son ambiance, d’autres fois pour ses couleurs vives, sa lumière. Je la choisirais au gré de mon humeur, selon l’inspiration du moment, sans chercher à savoir pourquoi celle-là.

Certains jours, aujourd’hui par exemple, j’entrerais dans la toile de Pascal Giroud et y resterais.

Livres ouverts

alarefi

Les livres vont rester ouverts. Je les retrouverai au retour de cette longue journée de réunion suivie d’un souper qui s’annonce déjà souriant, gai, plein de douceur et d’émotions, parce qu’au nom de l’amitié.

Les livres peints par Ahmed Alarefi vont rester ainsi. Tout va bien : il y en a un dans mon sac.

La lune pour veiller sur elle

marlina vera

Il y a la lune pour veiller sur elle. Et tant qu’elle sera là, la lectrice de Marlina Vera tournera les pages.

Certaines aiment la lumière du jour, d’autres les éclairages de la nuit. D’autres encore, les deux. Je crois bien que je fais partie de ces dernières. Et de toutes les lumières, je crois bien qu’il n’y en a pas de plus belle que celle qui vient après le silence de nuit et qui, petit à petit, englobe tout. J’aime me lever pour en profiter. Je crois que c’est pour ça que je dors moins en été qu’en hiver…

Un peu de moi dans ce regard

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Plus que quelques heures avant que la toile de James Rizzi ne laisse place à une autre. Plus que quelques heures où il m’est possible de lire une dernière fois ces textes qui sont les vôtres et qu’il me tarde de partager, comme c’est chaque fois le cas les heures qui précèdent chaque dimanche matin.

Il fait trop chaud pour une tenue comme celle de la lectrice d’Adam Chmielowski. Mais il y a un peu de moi dans ce regard sur ce qui s’est écrit.

La petite lectrice près de la fenêtre

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Et parfois nous entrons dans des univers qui nous ramènent à nous, qui transportent dans notre propre enfance et nulle part ailleurs. Il en va ainsi de la lectrice de Cinzia Bevilacqua qui lit près de la fenêtre en changeant de position. Avec une provision de bouquins pour ne pas avoir à quitter la pièce. Avec cette fenêtre qui lui apporte la lumière nécessaire.

Comme elle me rappelle la petite lectrice que j’étais. Il y avait aussi une grande fenêtre dans le salon. Mais je préférais le fauteuil au sofa, justement parce qu’il était plus près de la fenêtre. Et sur le meuble à côté du fauteuil se trouvait ma pile. Pas question de manquer de livres.

Mon bol souvenir

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En ce samedi, ce sera mon bol Banania pour commencer ma journée. Il y en a plusieurs autres, mais j’ai choisi celui-là qui me rappelle le moment où il m’a été offert il y a quelques années déjà. J’étais allée rencontrer les élèves de mon ami Roch pour leur parler d’écriture et discuter avec elles de mes deux romans pour les jeunes. Quelle attention j’avais trouvée dans cette classe. Quelle curiosité saine et quelle passion, de plus. Roch, et peut-être d’autres avant lui, leur avaient donné le goût des mots et de la langue française, même si pour chacune c’était une langue seconde, voire même une troisième langue. Je me souviens de ces étincelles dans les yeux de chacune quand je leur avais demandé ce qu’elles imaginaient comme aventures à ma petite bande de copains pour un prochain livre. Des idées, elles n’en avaient plus qu’il n’en fallait. Magie que ce moment dans cette classe d’une quinzaine d’élèves de dix et onze ans. Je ne sais si je leur ai laissé un souvenir aussi remarquable que celui qu’elles ont laissé. Je sais seulement que devant ce bol qu’on m’a offert pour que je conserve un petit quelque chose de notre après-midi et qu’on avait rempli de gâteries délectables, j’entame ma fin de semaine avec cette belle image de petites filles heureuses et aimant les livres.

Merci Patrick

flaxman

Et comme la lectrice de Mary Ann Flaxman, je retrouve les pages blanches, la possibilité de parler de ceux que j’aime, de ce qui m’est cher, d’inventer des vies aux tableaux, de rêver…

Difficile d’exprimer avec justesse ce manque qui a été le mien les presque 24 heures où j’ai dû rester au bord de l’espace de Lali, inaccessible temporairement. Le temps que les données passent sur un autre site d’hébergement, parce que les serveur sur lequel il était avait les signes avant-coureurs de celui qui va griller ou tout bonnement rendre l’âme. Avec la crainte en moi que tout n’ait pu être sauvé, que des pages et des images disparaissent, que je ne puisse plus avoir accès à certaines fonctions. Mais non. Tout est là. Comme avant. Et plus rapide.

Merci à celui qui a tout a fait.
Merci à Patrick qui, de Charleroi, s’occupait de veiller sur les mots de son amie à 6000 km de là.
Merci à lui de garder toujours aussi belle l’aventure de Lali dont il est l’instigateur, puisque c’est lui qui a choisi le nom en m’offrant mon blog.
Merci à ceux aussi qui ont fait signe par de petits messages. Parfois, ça réchauffe le cœur de savoir que notre absence est remarquée.

Ça y est, je puis rêver à nouveau. Écrire. Me rapprocher de vous tous qui alimentez mes pages.
Comme avant. Et pour longtemps, j’espère.

Les disparitions involontaires de Lali

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Le blog de Lali se promène et est régulièrement aux abonnés absents ces temps-ci. Mais tout devrait rentrer dans l’ordre ces prochains jours, c’est juste une question d’hébergement du site.

Non, non, pas question que je ne disparaisse ainsi de la blogosphère!