Commentaires récents
Admin:
Archives:
juin 2026
D L M M J V S
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  
Musique du jour

Il n’est que 7 h 30, mais je suis debout depuis plus de deux heures… Je ferai des courses tout à l’heure et j’irai souper avec mon père, mais pour l’heure, j’écoute Nightnoise, Vous m’accompagnez?

*illustration d’Eri Kamei

Soir après soir

Dès que ma journée de travail est terminée, je pars retrouver mon père afin de passer un peu de temps avec lui. Il n’est pas évident pour lui de passer ses journées seul même s’il les occupe à du rangement et à l’entretien sommaire de la maison. Ma visite est donc plus qu’attendue, elle est essentielle. Ce ne sont pas les appels de ma mère ou la visite d’un voisin qui sont suffisants. Il a besoin de passer du temps avec sa fille.

Je fais le souper, la vaisselle, le lavage, un peu de paperasserie. Puis, je le laisse se reposer et je rentre chez moi où m’attendent des livres et de la musique. Ainsi se déroulent mes soirées à quelques exceptions près. En effet, demain je verrai mon père le midi et j’irai aux Francofolies le soir.

*illustration de Daniela Gallego

Pleurer

Peut-être que quand on pleure et qu’on sait pourquoi, ce ne sont pas encore des larmes. Les vraies larmes sont sans raison. (Christian Bobin)

Ai-je raison de pleurer? De littéralement fondre en larmes sans raison apparente? D’où me viennent ces larmes? Depuis combien de temps attendaient-elles d’être versées? Me soulagent-elles?

Chaque fois que ça m’arrive, je me pose ces questions. Parfois, j’ai un semblant de réponse, mais la plupart du temps, ce n’est pas le cas. Des fois, je dis que c’est la fatigue. D’autres fois, que c’est en raison du poids que j’ai sur les épaules.

Cette fois, je sais pourquoi.

*illustration de Marika Maijala

La vie ne sera plus jamais pareille

Tout semblait bien aller pour mes parents., même si leur vie était loin d’être celle qu’ils avaient il y a quelques années. Marcher était de plus en plus difficile et la moindre tâche leur prenait une éternité. Mais ils étaient là l’un pour l’autre.

Or, il est presque certain qu’ils ne retrouveront jamais un quotidien commun. Ma mère a fait une chute dans l’escalier lundi dernier. Elle est sur un lit d’hôpital avec une importante fracture de l’humérus qui va réduire la mobilité de son bras droit de façon importante. Il y a peu de chances qu’elle puisse se lever seule et s’habiller sans aide.

La vie ne sera plus pareille, d’abord pour elle, puis pour nous. Et je n’ai aucune idée de ce qu’elle sera. Pour l’heure, ma sœur est au chevet de ma mère et je veille sur mon père. Et je compte sur vous pour m’envoyer des ondes positives. Nous en aurons besoin.

*toile de Cora May Boone

Elle écoute Jesse Cook

Elle écoute Jesse Cook un après-midi de mai. Et cela lui rappelle les mains du guitariste qu’elle a aimé à 30 ans. Et la musique la ramène à un autre homme qu’elle a aimé, quinze ans plus tard, et à qui elle doit la découverte de cet artiste canadien.

Il restera toujours quelque chose d’eux dans sa vie. Plus que quelques notes de guitare dans un après-midi de mai. Tout ce qu’elle a tu et qui lui revient alors qu’elle danse pour elle seule. Comme elle le fait souvent, comme elle l’a fait toute sa vie.

Du verbe aimer, elle ne connaît que le passé composé et l’imparfait. Le présent et le futur n’existent que dans les livres.

*illustration d’Erin Dyer

Bonheur retrouvé

Mes piles de livres à lire ne me font plus peur. Elles ne vont pas dégringoler. Je vais réussir à réduire leur hauteur graduellement. Enfin, si je n’en achète pas trop et si je n’emprunte pas des tonnes à la bibliothèque!

Tout cela parce que je réussis à mieux organiser mes journées depuis quelques semaines et à ne plus travailler jusqu’à 18 heures. Il était temps. On ne peut pas vivre à un tel rythme éternellement. Et mes longues journées me privaient de temps pour lire et pour parler de mes lectures ici.

Je nage donc en plein bonheur. Comme la lectrice de l’illustratrice Rita Cardelli.

L’envie de remonter le temps
 
Parfois l'envie de remonter le temps.
De le faire s'arrêter à certaines dates.
D'en gommer plusieurs autres.
De préserver précieusement celles dont je veux à jamais conserver la trace.
Elles sont déjà indélébiles, inaltérables, irremplaçables.
Mais...
Peur qu'un jour ma mémoire flanche et que s'éparpillent ces dates.
Qu'elles disparaissent comme le font les pissenlits à la fin de la saison.

Parfois le désir de revivre mes 30 ans.
Presque uniquement mes 30 ans.

*illustration de Xuan Loc Xuan

Je rêve d’une plage

Aujourd’hui, je rêve d’une plage où arrêter le temps, où le temps cesserait de filer à toute vitesse, où j’aurais enfin le temps. Ce temps qui me manque de plus en plus. Et peut-être que cette plage ressemble à celle des toiles de Jean-Jacques Venturini.

Si je pouvais le faire

Si je pouvais ne pas travailler aujourd’hui, je m’installerais sur un banc et je lirais (à l’ombre évidemment). Et je profiterais de cette première journée de l’année où je pourrai enfin oublier chaussettes et bas, car il fera 26 degrés cet après-midi. Et j’écouterais en boucle The Dark and the Rolling Sea.

*toile de Maria Karalyos

Presque chaque matin

Presque chaque matin, se dire que la vie est courte, qu’elle passe de plus en plus vite. Se dire qu’à la fin de la journée, on aura surtout pensé aux autres et pas assez à soi. Songer à toutes ces choses qu’on met de côté en attendant. Mais en attendant quoi? De n’avoir plus l’âge d’en profiter?

Ce matin, je pense qu’il est temps que je commence à viser la retraite pour mes 65 ans, et peut-être même avant. L’idée de travailler jusqu’à 70 ans ne me dit plus rien alors qu’il y a encore quelques mois, je ne voyais que cette possibilité.

Est-ce parce qu’il y a de plus en plus de personnes autour de moi qui profitent de leur retraite? Je pense en effet qu’il y a un peu de cela dans mes réflexions. Rien ne m’empêcherait lorsque je quitterai cet emploi à temps plein exigeant de ne travailler que quelques heures par semaine.

Oui, ce matin, j’ai cela en tête. Et je l’ai de plus en plus souvent.

*illustration de Rosanne Tasker