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tant qu’existera l’horizon

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Tu es le fruit que je pèle
les mots d’amour que j’épelle

Tu es le vent qui nous soulève
là où jamais l’amour ne s’achève

Je suis une fleur dans l’immensité
celle qui a retenu ton regard pour l’éternité

Et tant qu’existera l’horizon
je serai le ciel de toutes tes saisons

(juin 2008)

*toile de Giovanni Piccone

ce que je ne saurai jamais

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les mots viennnent parfois
se poser sur la plage blanche
je ne savais rien d’eux rien de moi
rien de leur caresse sur mes hanches
mais eux savaient
ce que je ne saurai jamais

(juin 2008)

*toile d’Eva Hradil

au delà des mots et du temps

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mots aussi doux qu’une caresse
auxquels je me berce
ceux d’un recueil de poèmes
cadeau qui dit je t’aime
qui le dira éternellement
au delà des mots et du temps

(mai 2008)

*toile d’Orrin Peck

combien

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combien de livres ai-je lus
qui parlaient de ce feu ardent
qui m’anime à présent
alors que je ne m’y attendais plus?

combien de pages ai-je tournées
qui racontaient l’amour qui consume
le désir fou des soirs de brume
devant lesquelles je restais galvanisée?

combien de romans ai-je traversés
qui disaient la passion
qui maintenant a un prénom
parce qu’à deux nous apprenons le verbe aimer
dans sa totalité
dans son unique indivisibilité?

(décembre 2007)

*toile de Gagik Manoukian

Je suis comme une voile

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Je suis
Comme une voile
D’un bateau
Toujours prête
À partir
Vers le port
D’un autre rêve
D’un autre vent
D’un autre amour

Je suis
Comme une voile
Et la mer
M’appelle
Vers les rives
D’une autre vie
D’une autre musique
D’un autre amour

Je suis
Comme une voile
Mais
Quand rencontrerai-je
L’océan?

(septembre 1979)

*toile de Ted Wen

et si un jour

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et si un jour j’ai donné parts de moi
il n’y a qu’à toi que j’ai tout donné
et si autrefois le cœur parfois en émoi
il n’y a que toi dans mon éternité

et si je me suis éparpillée
il fallait toi pour me rassembler
il fallait toi pour réunir tous les morceaux
et prendre mon corps mon cœur et mes mots

et si pendant longtemps
je suis restée à rêver
c’est que m’attendait ce vent
qui m’apporterait toi qui allais m’aimer

(décembre 2007)

*toile de Mary Jane Ansell

Cette petite chose fragile

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J’étais cette petite chose fragile
Cette petite chose serrée entre ses bras
Dans un matin d’avril
Quand la nuit quitte les draps
Pour laisser place à l’amour
Qui se donne au grand jour

J’étais cette petite chose fragile
Qu’il regardait du bout des yeux
Presque cils contre cils
Dans un matin pluvieux
L’amour guidait nos mains
Nos lèvres savaient le chemin

J’étais cette petite chose fragile
Qui regardait le ciel
Du haut d’une ville
Aux amours éternelles
Nos corps se répondaient
Dans un amour parfait

J’étais cette petite chose
Qu’il serrait contre lui
Sous un soleil rose
Qui parlait d’infini
Et peu importe le temps
Et peu importe le vent

Dans ce matin d’avril
Une petite chose fragile
A dit toujours
Au bout de tous ses mots d’amour

(mai 2008)

*toile de Caroline Hunter

Par quels détours

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Par quels détours es-tu venu à moi
Quelle route as-tu empruntée
Pour me trouver
Pour que mes pas
Aient à nouveau sens
Et que me quitte l’errance?

(mai 2008)

*toile de Miriam Briks

Le devoir

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LE DEVOIR

Alex, fourbu, déguste sa tartine après avoir trimballé du salon à la cuisine les trois encyclopédies nécessaires à la réalisation de son devoir de géographie.

Les augustes livres lui ont permis d’atteindre l’étagère où se trouvait le beurre d’arachide.

(publié dans XYZ. La revue de la nouvelle, no.61, printemps 2000)

*sculpture de Scott Streadbeck

Partie pour un autre voyage

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« Je t’aimais je n’ai pas changé
C’est le temps qui nous a manqué
C’est le temps qui nous a trahi
Une vie n’aurait pas suffi »

Tu es partie au détour d’une route
Alors qu’il nous restait tant de choses à vivre
Tu es partie pour un autre voyage
En nous laissant dans le cœur et au fond des yeux
Souvenirs, promesses et espérances
Tu es partie mais tu ne nous quittes pas
Tu marches dorénavant à côté de chacun de nous
Exemple de persévérance, d’accomplissement
Amour de la vie à laquelle tu n’as cessé de croquer
Goût de l’aventure et des voyages
Désir de partage, d’amitié, d’amour

Tu es partie au détour d’une route
Poursuivre un chemin qui n’appartient qu’à toi
Nous laissant des traces à suivre
Des clés qui ouvrent les portes de l’existence
Des souvenirs et des éclats de rires

« Je t’aimais je n’ai pas changé
Tu brilleras l’éternité »

(juillet 1986)

– poème écrit à l’origine à l’occasion du décès accidentel de mon oncle Guy
– les phrases entre guillemets sont de Nicolas Peyrac
– la photo de jonquilles, symbole universel de la lutte contre le cancer, est de Denise