Avec
La toile devient étoile
Sans
La teinte se fait éteinte
Avec
De perdu on devient éperdu
Sans
Plus d’ébat, on se bat
Avec
Ce qui était clos ne l’est plus
(décembre 2008)
*sur une toile de Courtney Oquist
Avec
La toile devient étoile
Sans
La teinte se fait éteinte
Avec
De perdu on devient éperdu
Sans
Plus d’ébat, on se bat
Avec
Ce qui était clos ne l’est plus
(décembre 2008)
*sur une toile de Courtney Oquist
Un regard qui plonge dans un regard
C’est juste peu d’espoir
Une main qui se tend
C’est tout ce qu’on attend
Des mots qu’on dit qu’on écrit
Ce n’est rien d’autre qu’un peu de vie
Ce regard qui plonge dans le mien
Ces doigts qui cherchent ma main
Ces mots auxquels j’appartiens
Tout me vient de toi
(novembre 2008)
*toile d’Orlando Arias Morales
souvenirs qui affluent
dont je conserve toute trace
toute effluve toute couleur
souvenirs pour toute vie
images qui gravitent
soleil qui se lève
feuilles colorées
fleurs parfumées
quelques mots écrits
avec l’encre du verbe aimer
souvenirs qui affluent
pour me garder vivante
(octobre 2008)
*sur une toile d’Alexei Alexeievich Harlamov
je resterai là
tant que tu le voudras
je ne bougerai pas
ou si peu
je tournerai juste des pages
sans faire de bruit
je resterai là
je ne dirai rien
mais mes yeux te diront tout
et tu feras d’eux
ce que tu voudras
(octobre 2008)
*sur une toile de Toby Rackrent
Parfois, je me dis qu’il ne fallait qu’un seul pour trouver la seule porte qui mène à moi.
Parce qu’il n’y a pas douze ou cent portes, il n’y a qu’une seule porte.
Et que pour franchir cette porte, il fallait d’abord les yeux du cœur.
Il fallait d’abord me lire.
Il fallait d’abord me savoir.
Ou vouloir me savoir.
Et qu’au fond, personne avant toi ne voulait entrer.
Parce qu’eaux troubles.
Parce que rêves trop grands.
Parce que moi, entière, trop entière.
Parfois, je me dis que tu étais le seul à pouvoir ouvrir la porte.
Et surtout à le vouloir.
Parce qu’il y avait bel et bien une clé.
Et que tu étais le seul à la posséder.
(octobre 2007)
*sur une toile de Fluvio Diaz
doucement tout doucement
le corps s’endort
il entre dans le sommeil
dans l’engourdissement
des sentiments
et les mots des livres
deviennent les seules caresses
possibles
(octobre 2008)
*toile de Grazia Leoncini
et quand un jour je m’endormirai pour toujours
et quand ce jour viendra
me reviendra son regard
accroché à mon corps
cet automne-là
et quand
dans longtemps je l’espère
ce jour viendra
peut-être me regardera-t-il
une dernière fois
comme cet automne-là
(septembre 2008)
*toile de Romeo Mesisca
il disait tu es un poème
toute ma vie j’écrirai des je t’aime
à même ta peau
avec l’encre de mes lèvres
je disais je t’aime
à nouveau j’écrivais des poèmes
sur ses lèvres
avec l’encre de la passion
où-sommes-nous désormais
où serons-nous demain
(septembre 2008)
*toile de Heidi Berger
il connaît ses silences
tout autant que ses peurs
lui qui tremble devant les mêmes couleurs
il sait aussi l’absence
mais encore plus ce qui les unit
et ce désir qui jamais ne finit
il aime son amour pour les mots
tandis qu’il la regarde encore et encore
même quand elle dort
et parfois l’odeur de sa peau
est plus qu’un cri
elle est la couleur de sa vie
(septembre 2008)
*toile de Francisco Bores
livres épars
livres d’histoire(s)
romans d’amour ou d’aventures
livres ouverts
sur l’imaginaire
livres épars
morceaux de vie
morceaux de soi
et les doigts qui les caressent
ne sont que tendresse
(août 2008)
*toile de Mailys Seydoux
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents