Le monde, c’est tout l’espace et tous les temps. Parcourir le monde, c’est réinventer l’histoire. (Antonine Maillet)
*toile de Sarah Barnaby
Le monde, c’est tout l’espace et tous les temps. Parcourir le monde, c’est réinventer l’histoire. (Antonine Maillet)
*toile de Sarah Barnaby
Je l’ai rencontrée pour la première fois à l’automne 1979. Elle venait de remporter le prix Goncourt pour Pélagie-la-Charrette. Elle a dédicacé son roman pour ma mère, en prenant soin de souligner leurs origines acadiennes à toutes les deux.
Les années ont passé. Je n’ai jamais raté l’occasion de la saluer quand elle signait des livres. Je l’ai interviewée dans le cadre d’une émission littéraire pour la télévision communautaire. Croisée encore. Jamais elle n’a perdu son sourire.
Et comme c’est aujourd’hui en même temps que la fête des Mères, pourquoi ne pas souligner la chose en partageant avec vous quelques citations de cette écrivaine originaire de Bouctouche, en Acadie, au bord de la mer? Et pour commencer, celle-ci, offerte par la lectrice de Vladimir Ilitch Andrushkevich :
La meilleure façon de rayer le passé est d’enluminer l’avenir.
Vie aux mille passages.
Ombre, où frappes-tu? Je suis mille portes.
Instant-lumière… c’est plus que la vraie vie peut durer.
Philippe Denis, Notes lentes
*choix de la lectrice de Pablo Picasso
Envie de vous promener dans un lieu coloré? Suivez-moi, je vous emmène au pays de l’illustratrice Ana Zeppelin.
Confinement dans l’illimité.
Le ciel est notre coquille.
Repos du bâton – l’amour des routes réduit
à une encoignure.
Tous ces mots qui ne sont que des mots et
qui ne conduisent assurément pas à ce
qu’ils nomment.
Philippe Denis, Notes lentes
*choix de la lectrice de Coles Phillips
Ce ne sont pas quelques points savamment placés
ici et là qui mettront un terme aux ravages du silence.
Face à l’absence, jamais on ne permettra
un écart de langage.
Dans l’amitié de l’infini, il n’y a pas
surnombre.
Philippe Denis, Notes lentes
*choix de la lectrice de Luis Pérez Igualada
Ignorer la dureté de l’existence est à mon sens aussi stupide que sacrilège. Nous ne pouvons peut-être rien y faire, mais ce n’est pas une raison pour ne pas en parler. (Amos Oz)
*toile d’Antrese Wood
Tout imaginer : la tempête et son épuisement.
Joindre les mains dans le silence des âmes frileuses.
J’ai froid, infirme de toi comme du monde.
Louise Deschênes, Porte dérobée
*choix de la lectrice d’Antoine Passemard
C’est en avant la tête bien vissée sur les épaules que l’on peut s’offrir le luxe de s’envoler vers ses rêves. (Nicolas de Crécy)
*toile d’Erna Y.
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