Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde y parviennent. (Jack Kerouac)
*illustration de Norman Rockwell
Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde y parviennent. (Jack Kerouac)
*illustration de Norman Rockwell
Si celui
ou celle
qui aime
tombe
sur une route
sur une île
en volcan à pic
sur la mer
où le sable brûle
et l’eau
sort de terre
en source chaude
sa blessure se brûle
et ne cesse plus
Jacqueline Risset, Petits éléments de physique amoureuse
*choix de la lectrice de Lisa Falzon
Regarder un fleuve, c’est à la fois être ici et ailleurs, car le fleuve ne laisse jamais oublier d’où il vient et où il va. (Jacques Rigaud)
*toile de Fedor Antonov
le temps va à la rencontre
ce qui précède
lame de lumière
dans la chair de l’horizon
un visage aveuglé
se tourne vers l’autre lieu
les mots cherchent passage
ils parcourent notre nuit
étoilée d’origine
corps liés
nous invoquons la lumière
l’écho inespéré se déchire
à l’œil d’inventer l’image du jour
quand le jour se refuse
Amina Saïd, Nul autre lieu
*choix de la lectrice de Vladimir Volegov
Toute fiction est un vol de la réalité et il lui arrive d’y retourner, de s’y confondre. (Tahar Ben Jelloun)
*sculpture de Robert Allison
Claque la voile
dont le mât est vigie
le cri attendu s’élève
suspendue à l’horizon
est la fuite du monde
sculptée de vent fragile
une effigie de pierre
épouse ton geste
le ciel est ce miroir
où revivent tes yeux
très loin un oiseau
referme son vol
sur un soleil ancré
dans la mémoire du jour
la ligne du ciel
est comme une incision
de la lumière
Amina Saïd, Nul autre lieu
*choix de la lectrice de Felix von Kuensberg (dont toute trace a disparu)
C’est que tout est sommeil : nous ne faisons que passer d’un songe à l’autre.
*citation tirée de Si je partais sans me retourner, je me perdrais bientôt de vue de Jean Tardieu
*toile de Fritz Bitterli
Mais puisque nous sommes dans le domaine de l’impossible, c’est-à-dire du possible en liberté, nous pouvons imaginer encore bien d’autres éventualités.
*citation tirée de Si je partais sans me retourner, je me perdrais bientôt de vue de Jean Tardieu
*toile de Bert Beirne
Nous serons atteints par surprise
sans avoir compris sans savoir lire
les figures de nos propres rêves
pourtant inscrites en lettres géantes
sur la face changeante des nuages.
*citation tirée de Si je partais sans me retourner, je me perdrais bientôt de vue de Jean Tardieu
*toile de Vanessa Bell
Ainsi vont les uns et les autres
poussés par le souffle du songe
qui les emporte à la dérive.
*citation tirée de Si je partais sans me retourner, je me perdrais bientôt de vue de Jean Tardieu
*toile de Paul Béliveau
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